Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Accueil

  • : Taekwon-do Pierrelatte
  • : Site Internet du club de Taekwon-do traditionnel de Pierrelatte, en Drôme provençale.
  • Contact

BIENVENUE!

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de l'Association Pierrelattine de Taekwon-do Traditionnel. Vous trouverez sur ce blog toutes les informations concernant le Taekwon-do à Pierrelatte.

 

Bonne navigation et surtout n'hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements:

 

taekwondo.pierrelatte@hotmail.fr

 

INFO IMPORTANTE

17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 11:50
Bonjour à tous.


Le jour "j" se rapproche et j'espère vous voir nombreux mardi soir au premier cours.

En attendant, voici spécialement pour vous l'affiche que vous trouverez partout à Pierrelatte!

undefined
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 19:26
Bonjour à tous.

Comme annoncé dans le titre, ça y est, nous y sommes: les cours vont pouvoir débuter au gymnase du Claux, comme indiqué dans la news précédente.

Pour plus de détails sur les lieux et les horaires d'entraînement, rendez-vous page "Informations pratiques", ici: taekwondo-pierrelatte.over-blog.com/categorie-10246499.html

Nous espérons vous y voir nombreux!
Partager cet article
Repost0
5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 08:56
Bonjour à tous. 

2008 commence bien, puisque nous venons de recevoir quatre propositions de crénaux horaires de la part de la mairie de Pierrelatte.

En effet, le service des sports nous propose de choisir deux crénaux entre le mardi de 20h30 à 22h00, le mercredi de 21h00 à 22h00, le jeudi de 20h00 à 22h00, et le vendredi de 20h00 à 22h00. Les cours se dérouleraient au gymnase du Claux, à Pierrelatte, et selon toute vraisemblance, nous choisirons les crénaux de mardi et jeudi.

Nous devons encore contacter le service des sports pour officialiser tout ça, mais soyez assurés que les tatamis ne vont pas tarder à chauffer!

Et Bonne et heureuse années 2008!
Partager cet article
Repost0
18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:57

Bonjour à tous et bienvenue sur le site internet de l'Association Pierrelattine de Taekwon-do Traditionnel. Pour le moment, ce site est encore en construction. Nous vous demanderons donc d'être indulgents le temps qu'il soit achevé.

A terme, vous trouverez sur ce site toutes les informations concernant le Taekwon-do à Pierrelatte, charmante petite ville de la Drôme provençale, située à quelques kilomètres de Montélimar.

D'autre part, et comme vous l'avez sans doute lu à la rubrique "Informations pratiques", l'association n'a pas encore de salle. Une demande a été faite à la mairie de Pierrelatte, mais les procédures sont un peu longues. Patience, donc. Cela-dit, si l'envie vous prend de vouloir partager un chaleureux moment de défoulement martial dans le froid et la bonne humeur, nous trouverons bien un petit carré de pelouse dans un parc de la ville.
 
N'hésitez pas à nous contacter!

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:48
Qu’est-ce que le Taekwon-do traditionnel ?

 

 
Le Taekwon-do est un art martial coréen officiellement né le 11 avril 1955. C’est à la fois l’aboutissement d’une longue tradition martiale et le fruit du travail de synthèse d’un homme : le Grand Maître Choi Hong Hi.
           
Le Taekwon-do traditionnel se définit comme la Voie (« do ») par l’art de frapper avec les pieds (« tae ») et les poings (« kwon »).
           
La Voie (avec un « V » majuscule), c’est celle du Taoïsme, « tao » en chinois se prononçant « do » en coréen. C’est donc une recherche de l’harmonie et de la paix intérieure par le biais d’exercices d’autodéfense. Concrètement, on définit le Taekwon-do comme étant l’utilisation scientifique et rationnelle du corps dans un but d’autodéfense par la recherche de la puissance et de l’efficacité maximale pour chaque mouvement.
 

Pourquoi scientifique ?
        
On dit que le Taekwon-do est un art d’autodéfense basé sur l’utilisation scientifique du corps car il prend en compte les travaux de Newton sur les corps. Sans rentrer dans les détails, la loi de Newton dit que toute force créée sur un corps a une force égale et opposée. Ce qui signifie que lorsqu’une voiture se fracasse contre un mur avec une force de 2000 livres, le mur lui retourne une force de 2000 livres. Ainsi, si un adversaire se rue sur vous à toute vitesse, le coup que vous lui porterez verra sa puissance dévastatrice augmenter grâce à la vitesse propre de votre adversaire. Ce premier élément fait du Taekwon-do un art d’autodéfense par définition, et non un art d’attaque, puisque pour qu’un mouvement de Taekwon-do atteigne sa pleine efficacité, il nécessite une force opposée. Cette force est appelée « force de réaction ». Même un individu très faible peut faire de très grands dégâts s’il sait saisir la force de réaction de son opposant. Il existe cependant une deuxième force de réaction, la vôtre, lorsque, par exemple, vous effectuez un coup de poing, vous utilisez l'autre bras pour augmenter la puissance en tirant dans la direction opposée de la frappe. Cette deuxième force de réaction est un élément fondamental du maintien de l’équilibre et à l’accélération du mouvement, indispensables à l’obtention de la puissance maximale.  
         
Par ailleurs, le Taekwon-do met en application les lois de la physique concernant les masses. En effet, l’énergie maximale est obtenue par le poids maximal à la vitesse maximale. C’est pour cela que chaque mouvement de Taekwon-do s’effectue par un mouvement de vague élan/haut/bas par flexion des genoux, associé à une rotation des hanches. Les parties lourdes et lentes du corps (bassin) entraînent les parties légères et rapides pour leur donner plus de vitesse et leur transmettre leur puissance. Il est donc important d’employer toute la masse de son corps, aussi faible soit-elle, pour augmenter la puissance d’un mouvement.
           
Pour finir, le Taekwon-do est un art martial scientifique, ou plutôt rationnel, en ce sens que les cibles du corps sont attaquées avec les armes naturelles correspondantes. Par exemple, les yeux, cible petite et fragile seront attaqués avec le bout des doigts qui pénètre à l’intérieur, et non avec la paume de la main. En effet, même si cette arme naturelle est très efficace et puissante, elle ne correspond pas à une cible de ce type. Il est important également de faire correspondre l’arme naturelle avec l’objectif. Si l’objectif est de casser un os, il faudra utiliser une arme naturelle susceptible de faire ce type de dégâts. De façon générale, il est important de concentrer au maximum l’énergie dans une arme naturelle dure si l’objectif visé est de casser un os (dans les deux premières phalanges du poing, par exemple, qui vont frapper le nez ou la mâchoire), et au contraire d’élargir la zone de frappe si l’on veut faire des dégâts internes sans casse (par exemple la paume de la main frappant les côtes : les os ne casseront pas, mais les dégâts faits aux organes internes auront tout autant d’efficacité). Il convient d’adapter de façon rationnelle l’outil de frappe (attaque ou blocage) à la cible visée.
 
 
L'importance de la vitesse :
           
Plus que l’utilisation de la masse, la vitesse est un élément essentiel de la puissance. Selon la formule, la Force est égale au produit de la Masse par l’Accélération (F=M×A), ou encore l’Energie est proportionnelle au produit de ½ de la Masse par la Vitesse au carré (E=1/2×M×V2). Alors que la masse est divisée par 2, la vitesse est multipliée par elle-même. Il est donc beaucoup plus important d’être rapide que lourd.
 
Exemple :
Un individu de 80kg frappe avec une vitesse de 50Km/h (cette vitesse est tout-à-fait hypothétique). Le résultat de l’opération est :
½ de 80 multiplié par 50 au carré : 40×50×50=100 000.
Maintenant un individu 2 fois plus léger (40kg) frappe deux fois plus vite. On obtient l’opération suivante :
½ de 40 multiplié par 100 au carré : 20×100×100=200 000.
Ce qui signifie qu’une personne de 40kg donnera un coup deux fois plus puissant qu’une personne de 80kg si elle frappe seulement deux fois plus vite, alors qu’elle est deux fois plus légère.
           
Lorsque l’on voit la différence physique qu’il y a entre une personne de 40kg (un enfant de 13 ans, par exemple) et une personne de 80kg (un rugbyman d’1m 75), on a du mal à croire qu’elle puisse être plus puissante. Pourtant, c’est ce que le Taekwon-do enseigne. Il faut par ailleurs savoir qu’il est beaucoup plus facile pour quelqu’un de léger d’être rapide que pour quelqu’un de lourd.
           
En conclusion, nous dirons que le Taekwon-do est l’Art Martial qui apprend à utiliser toutes les capacités de son corps, aussi frêle soit-il, afin d’obtenir le maximum de puissance. Il faut savoir qu’un être humain normal utilise entre 10 et 20% seulement de ses capacités physiques. En apprenant à utiliser son corps à 100% des ses capacités par l’étude de la théorie de la puissance et des particularités physiques de chaque mouvement (timing, contraction, décontraction etc.), l’adepte de Taekwon-do fait de son corps une véritable arme. 
 
 
Le Taekwon-do traditionnel en France
            
Le premier instructeur de Taekwon-do à avoir été envoyé en France par le Général Choi fut Grand-Maître Lee Kwan Young dans les années 1970. Mais lorsque le conflit éclata entre le Général Choi et le gouvernement de Corée du Sud (voir la rubrique "Histoire du Taekwon-do"), Grand-Maître Lee prit la décision de ne pas suivre le Général Choi. Il ne poursuivit donc pas l’enseignement du Taekwon-do du général, mais celui issu de l’Association Coréenne de Taekwon-do de Kim Un Young et des Maîtres des Kwans qui n’ont pas approuvé le Général lors des différents conflits qui les ont opposés. De fait, le Taekwon-do qui s’est développé en France à partir de la fin des années 1970 est le Nouveau Taekwon-do, celui qui sera placé sous l’égide de la W.T.F. et qui sera reconnu sport olympique lors des J.O. de Séoul. Dès lors, il est devenu très difficile pour le Taekwon-do traditionnel du Général Choi de se développer en France, même s’il survit tant bien que mal à travers quelques clubs, notamment à Limoges (voir le site du club de Limoges).
           
Il faut attendre les années 1990 pour que le Taekwon-do traditionnel du Général Choi se réimplante en France avec l’arrivée d’instructeurs comme Thierry Reynaud (actuellement instructeur à Brest), Vladimir Béliakov ou Martin Kountchev (actuellement instructeur à la Mure, dans la région Grenobloise). Ces instructeurs venus d’horizons très différents, et issus de cultures martiales souvent éloignées, s’unissent aux côtés de Pierre Sabbah, l’un des plus anciens élèves de Maître Lee Kwan Young, qui a connu le Taekwon-do avant la séparation entre l’école du Général Choi et l’école des autres Kwans.
           
Mais la crise subie par l’I.T.F. lors de la mort du Général Choi frappe durement cette union naissante, et les instructeurs français se séparent, les uns pour suivre l’I.T.F. de Maître Tran Trieu Quan, les autres pour suivre les Grands Maîtres nord-coréens (au sujet de cette séparation, voir la rubrique "Histoire du Taekwon-do").   
 

Le Taekwon-do traditionnel et les autres arts martiaux
       

Arts martiaux, sports de combat, méthodes d’autodéfense : où se situe le Taekwon-do traditionnel ?

            
On peut classer les disciplines de combat en trois catégories :
                       
-Les méthodes d’autodéfense : ce sont des méthodes dont le but est uniquement de se défendre contre ou de maîtriser un ou plusieurs adversaires, sans aucune préoccupation philosophique. Le mot d’ordre est efficacité. Ce sont les disciplines de combat les plus proches de ce que furent les arts martiaux des débuts : des disciplines « guerrières » et uniquement guerrières. Elles sont pratiquées par les forces d’intervention de la police, de la gendarmerie, etc. Toutes les unités spécialisées de toutes les polices du monde pratiquent de telles disciplines. En Israël, ces méthodes sont connues sous le nom de Krav-maga, par exemple.
                       
-Les sports de combat : ce sont des sports d’opposition dans lesquels deux individus s’affrontent au corps à corps. À l’issue d’une rencontre, il y a un vainqueur et un vaincu. Là encore, il n’y a pas de préoccupation philosophique. Mais à la différence des méthodes d’autodéfense, il y a des techniques autorisées et des techniques interdites. C’est un jeu plus ou moins violent selon le sport de combat, mais les affrontements sont réglés et encadrés par des règles qui rapprochent ces sports d’autres sports duels comme le tennis. De ce fait, les pratiquants de sports de combat ont un entraînement orienté en fonction de ce qui est autorisé et de ce qui est interdit en compétition.
                       
-Les arts martiaux : ce sont à la fois des disciplines d’autodéfense (ne serait-ce que d’un point de vue historique) dans leur pratique de base, des sports de combat quand il s’agit de rencontres de compétition, mais aussi des disciplines philosophiques dans le sens commun du terme : recherche d’une certaine sagesse. Le but des arts martiaux du « do » (la Voie) est d’unifier le corps et l’esprit selon l’adage « un esprit sain dans un corps sain », de même que d’unifier l’individu dans l’univers. Il y a une recherche d’harmonie qui ne se retrouve pas dans les buts premiers des sports de combat et des méthodes d’autodéfense. Tout en sachant qu’une telle quête de sagesse et d’harmonie peut se faire à travers toute activité humaine : peinture, arts de la table, n’importe quel métier, mais aussi, et c’est là l’ambiguïté, bien souvent, à travers la pratique d’un sport de combat, d’une méthode d’autodéfense ou de tout autre sport dès lors qu’il s’agit d’unifier notre ego avec l’univers plutôt que de le développer par la victoire. Ce qui différencie un art martial d’un sport de combat ou d’une méthode d’autodéfense, c’est cette recherche affichée et revendiquée de l’harmonie. Il s’agit d’opposer le corporel et le spirituel, le dur et le souple, l’artistique et le guerrier, etc., pour les harmoniser. En ce sens, le Taekwon-do est un art martial au sens fort du terme. C’est une méthode d’autodéfense, un sport de combat, mais aussi et surtout une recherche de l’harmonie et de la sagesse par le travail d’une méthode d’autodéfense et d’un sport de combat. Ces deux éléments sont donc des moyens, et non des fins. Le but du pratiquant de Taekwon-do n’est pas de triompher d’un éventuel adversaire, si ce n’est de lui-même.

            
Le Taekwon-do et les arts martiaux chinois
            
Les arts martiaux chinois, souvent désignés par le terme générique « Kung fu », font souvent sourire les spécialistes de méthodes d’autodéfense pure en raison de leurs rituels empruntés aux animaux et de leurs amples mouvements tout en souplesse. Et bien qu’il soit erroné de croire que ces arts martiaux manquent d’efficacité en situation de combat réel, il est vrai qu’ils ont poussé la ritualisation plus loin que les arts martiaux coréens et japonais. Leur pratique est souvent liée de très près à la méditation et au bouddhisme. Et même s’il est très difficile de généraliser, on peut tout de même dire que beaucoup d’arts martiaux chinois paraissent très ésotériques aux yeux d’Occidentaux cartésiens. Le Taekwon-do se veut plus pragmatique dans ses mouvements. On a coutume de dire que la finalité de tous les mouvements de Taekwon-do peut être comprise par un novice s’ils sont bien exécutés. On pourrait donc dire que la différence essentielle entre les arts martiaux chinois et le Taekwon-do est la simplicité. Le mouvement de Taekwon-do est plus simple, plus direct et plus aisément compréhensible, même lorsqu’il est travaillé sans partenaire, dans le vide. 

 
Le Taekwon-do et les arts martiaux japonais
            
Tout comme les arts martiaux chinois, les arts martiaux japonais sont très divers et très riches. Il est donc difficile, là encore, de généraliser.
           
-Le Taekwon-do et les arts de projections et de luxations : Judo, Aïkido, Aïki-jutsu, etc. : ces arts martiaux ont fondé leur existence sur la richesse, la diversité et la complexité des techniques de saisies, de projections et de luxations. Le Taekwon-do est un art « pieds-poings », et, en tant que tel, ne met pas l’accent sur ces aspects de la pratique martiale. Ces techniques sont une composante mineure et moins approfondie du Taekwon-do. Elles existent, car il ne peut y avoir de pratique martiale riche et profitable que dans la diversité (de même que les techniques de frappes existent aussi en Judo ou en Aïkido), mais le Taekwon-do veut rester pragmatique : lorsqu’on est dans le versant autodéfense, il faut envisager de devoir se défendre contre plusieurs adversaires en même temps. Ce qui n’est possible que si l’on peut neutraliser un adversaire le plus rapidement possible sans s’exposer au danger.
           
-Le Taekwon-do et les Karatés : les différents Karatés (Karaté Shotokan, Karaté Kyokushinkaï, etc.), sont sans aucun doute les arts martiaux qui ressemblent le plus au Taekwon-do. Comme lui, ce sont des arts martiaux qui ont fait le choix de la percussion, tout en maintenant un travail de projections, de balayages, de saisies et de luxations. Ce sont des arts martiaux très complets, et dont l’approche philosophique est souvent très proche. Il peut d’ailleurs paraître difficile de faire la différence entre les Karatés et le Taekwon-do tant les mouvements peuvent sembler similaires. En réalité, il y a sans doute plus de différences entre le Taekwon-do et les Karatés qu’entre le Taekwon-do et les arts martiaux chinois. En effet, les principes physiques qui fondent ces deux styles sont à l’opposé l’un de l’autre. Pour le Karaté, il s’agit d’aller chercher l’énergie dans l’équilibre, la stabilité, la rectitude. Le Taekwon-do, lui, va chercher l’énergie et la puissance dans la souplesse, la flexibilité et les mouvements rebondissants. C’est toute la science du mouvement qui oppose le Taekwon-do et le Karaté. Par ailleurs, les mouvements de Karaté prennent leur sens si l’on considère qu’ils sont mimétiques d’un mouvement effectué avec une arme (un sabre le plus souvent). Cet « art de la main vide » (traduction de « Karaté ») est très marqué par l’histoire des arts martiaux japonais, toujours liés aux pratiques guerrières des samouraïs. De fait, de nombreux mouvements sont étudiés pour être effectués comme si l’on tenait un sabre, survivance d’anciennes pratiques ancestrales. Ce n’est absolument pas le cas du Taekwon-do, qui est un art à mains nues au plein sens du terme. Aucun mouvement de Taekwon-do n’est le mime d’un mouvement armé, et chaque mouvement est à lui seul sa justification.


Le Taekwon-do traditionnel et les sports

Il est difficile de comparer le Taekwon-do et les sports de façon générale, d'une part car le Taekwon-do n'est pas à proprement parler un « sport », et d'autre part car les sports sont tellement nombreux et variés, que beaucoup sont difficilement comparables. Mais si l'on devait faire une distinction permettant la comparaison, nous dirions qu'il faut distinguer le sport loisir, le sport compétition et le sport santé. On ne fait pas un footing trois fois par semaines pour les mêmes raisons si l'on court pour son plaisir ou si l'on prépare le marathon de Paris. Tout dépend donc de l'objectif que l'on se fixe lorsque l'on entreprend une activité physique et sportive. Cela étant dit, il ne faut pas schématiser en simplifiant outrageusement : ces trois aspects de la pratique sportive ne s'excluent pas nécessairement, même si lorsque l'on commence la pratique d'un sport, l'un de ces trois buts domine souvent très largement.


Le sport loisir.

Le sport loisir est celui que l'on pratique pour s'occuper. Il s'agit là de se changer les idées en passant un bon moment, soit seul soit entre amis ou partenaires. Il ne faut confondre le sport loisir ni avec le sport amateur ni avec les loisirs peu physiques. On peut faire dix heures de rugby par semaine uniquement pour se changer les idées, se détendre et se retrouver entre amis. Ce n'est pas parce que c'est un loisir que c'est peu physique ! De même, on peut être un sportif professionnel qui aborde sa pratique sportive sous l'angle ludique, et ce malgré les dizaines d'heures passées à répéter un seul mouvement technique. De nombreux champions déclarent ainsi que lorsqu'ils ne s'amuseront plus, ils mettront un terme à leur carrière. Le sport loisir est une pratique proche de l'étymologie du mot, à savoir le jeu, le plaisir ludique . Il y a dans cette approche du sport une idée directrice qui est celle de l'amusement, de la distraction. Il s'agit de s'occuper le corps et l'esprit par l'activité physique gratuite (courir pour courir, et non pour aller quelque part) comme on s'occupe le corps et l'esprit par des activités intellectuelles telles la lecture ou le cinéma.


L
e sport compétition


Le sport compétition est celui que l'on pratique pour l'affrontement et pour la victoire. Même si, comme le dit l'expression, « l'essentiel est de participer », le milieu du sport de compétition ne retient que les vainqueurs. Le sportif de compétition se prépare donc à la compétition avec sérieux et application. Là encore il ne faut pas faire d'amalgame. Sport de compétition ne signifie par nécessairement sport professionnel , et de nombreux sportifs s'entraînant en vue d'une compétition ne gagnent rien d'autre qu'une chaleureuse poignée de main lorsqu'ils remportent une victoire. Il s'agit d'un état d'esprit, et non d'un classement par types de sports. Toujours est-il que le sport, lorsqu'il est envisagé à travers la compétition, ne se pratique pas de la même façon que lorsqu'il s'envisage sous l'angle ludique. On « pratique » un sport ludique, alors qu'on « s'entraîne » pour le sport de compétition. On se prépare à la compétition. La compétition devient le seul but de la pratique sportive. La compétition entraîne un esprit de victoire et de dépassement de l'autre avant le dépassement de soi. D'où un certain nombre de dérives, l'autre devant être écrasé et tous les moyens devenant bons pour remporter la victoire. L'ego l'emporte sur l'harmonie. Malheureusement, si le sport de haut niveau connaît ces dérives, le sport amateur n'en est pas exempt. Pression, surentraînement, dopage, irrespect, deviennent monnaie courante, et l'esprit même qui justifie la pratique sportive disparaît. La santé des sportifs est menacée (par le surentraînement ou par la prise de produits améliorant la performance) alors même que le sport doit permettre d'améliorer la santé.


Le sport santé

Le sport santé, c'est celui que l'on commence suite à un conseil médical ou à titre personnel suite à une prise de conscience. Les effets bénéfiques de l'activité sportive ne sont plus à démontrer, et aujourd'hui, nombreux sont ceux qui se lancent dans la pratique d'un sport pour ses vertus contre certains cancers, contre les maladies cardio-vasculaires, contre le stress et les dégénérescences cérébrales liées à l'âge (comme la maladie d'Elsheimer) ou encore contre le surpoids, souvent cause de problèmes musculaires, squelettiques, ligamentaires et tendineux. Les bénéfices d'une activité physique rationnelle régulière ne sont plus à prouver, quel que soit l'âge, quelle que soit la condition physique de départ.


Où se situe le Taekwon-do?

Pour être bref, le Taekwon-do n'est ni un sport loisir, ni un sport compétition, ni un sport santé. Pourtant, ces trois aspects sont présents dans la pratique du Taekwon-do, l'aspect santé étant même primordial. De plus, en tant que discipline ayant un versant physique fondamental, la pratique du Taekwon-do permet de retrouver les plaisirs que l'on trouve traditionnellement dans la pratique d'un sport loisir. Se retrouver entre amis, partager un moment de détente, se défouler sans penser aux soucis du quotidien sont des aspects très positifs du sport loisir que l'on retrouve également dans le Taekwon-do. Mais celui-ci va au-delà. Car si cet aspect de distraction est primordial dans la pratique du sport loisir, il est secondaire dans la pratique du Taekwon-do. Il est induit par elle, mais il n'en est pas la cause. En d'autres termes, si la distraction justifie le sport loisir, elle ne justifie pas le Taekwon-do. Elle est une cause, non un but.

Concernant maintenant le sport compétition, c'est sans aucun doute le type d'approche sportive le plus éloigné de la pratique martiale. Le sport de compétition place le sportif dans une dynamique de développement de son ego afin de le rendre plus fort que celui des autres, alors que la pratique martiale place le pratiquant dans une dynamique d'effacement de l'ego, souvent perçu comme un aspect négatif de la personnalité, source d'illusions. Le but d'un art martial est l'harmonisation du moi dans l'univers. Cette quête de l'harmonie ne peut donc naturellement pas passer par le développement d'un ego surdimensionné. en conflit avec le monde Il y a donc quelque chose de contradictoire avec l'esprit martial que de vouloir intégrer à la pratique d'un art martial la compétition. Cet aspect est pourtant présent , et ce dans la plupart des arts martiaux, qu'il s'agisse des Karatés, du Judo, ou bien, bien évidemment, du Taekwon-do. Et bien que cet aspect soit inévitablement source de dérives, il ne s'agit pas de rejeter en bloc la compétition, mais de l'intégrer à la pratique martiale en tentant d'en extraire les points les plus positifs. La confrontation des techniques a en effet cet intérêt de créer une dynamique d'amélioration, chacun voulant si ce n'est être meilleur que l'autre, tout du moins être meilleur que ce qu'il était avant la compétition. Il y a également des points positifs à rencontrer d'autres pratiquants qui ne travaillent pas de la même façon. La rencontre de l'autre, quelles que soient les circonstances, est une bonne chose, et cela seul justifierait de ne pas négliger la compétition. De plus, il y a aussi dans la compétition une confrontation au stress et à l'inconnu, à la peur (peur de mal faire, peur de l'autre, etc.), qui permet de s'habituer à des émotions qu'il appartient à chacun d'apprendre à contrôler. De fait, et même si le Taekwon-do n'est pas un « sport compétition » au sens strict, cet aspect est bien présent. Mais bien évidemment, la compétition n'est en aucun cas en ligne de mire de la pratique. De cette façon, les pratiquants ne sont pas constamment sous pression. La compétition est envisagée comme une parenthèse ludique dans une pratique régulière. La victoire est parfaitement secondaire, car lorsque l'on a rencontré d'autres personnes, partagé un bon dîner, affronté ses craintes, on est toujours vainqueur.

En ce qui concerne le sport santé, maintenant, c'est à n'en point douter le type de pratique sportive le plus proche de la pratique du Taekwon-do. En effet, même si ce dernier n'est pas une médecine, la bonne santé mentale et physique des pratiquants est un des buts premiers. La quête de l'Harmonie avec l'univers est aussi une quête de l'Harmonie de l'intérieur. Pour les médecines asiatiques, les maladies sont provoquées par une rupture des équilibres. Une dissonance, une disharmonie entre les différents organes et entre les organes et le cosmos. Rétablir l'équilibre, c'est rétablir la santé. De fait, rechercher l'Harmonie, c'est rechercher l'équilibre, et donc la santé. Une santé pleine et entière, un équilibre parfait entre le spirituel et le corporel. Le Taekwon-do est donc bien plus proche du sport santé que du sport loisir ou du sport compétition.
 
 
Partager cet article
Repost0
17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 14:21
La jeunesse de Choi Hong Hi
 
Le général Choi Hong Hi est né dans le district de Myung Chun, dans l’actuelle Corée du Nord, le 9 novembre 1918. Comme de nombreux grands maîtres d’arts martiaux, le jeune Choi est un individu frêle qui tombe facilement malade, même s’il fait déjà preuve d’un caractère très fort. À l’âge de douze ans, il est expulsé de son école pour avoir causé des troubles contre les autorités japonaises (la Corée est sous domination japonaise à cette époque).

Après cette expulsion, son père l’envoie étudier la calligraphie chez monsieur Han Il Dong, l’un des plus illustres professeurs de Corée, mais aussi un maître de Taekyon, un ancien art coréen du combat à mains nues. Constatant la faiblesse physique du jeune Choi, le maître entreprend de le former au Taekyon afin de renforcer son corps.
 
 
Les études au Japon
 
En 1937, alors âgé de 19 ans, Choi Hong Hi est envoyé au Japon pour parfaire son éducation. Mais juste avant son départ, il joue et perd tout l’argent qu’il devait utiliser pour son voyage. Saisissant une occasion, il dérobe l’argent qu’il a perdu et se sauve sous les menaces de monsieur Hu, qui lui promet de le massacrer à son retour. Autant dire que l’étudiant Choi est d’autant plus motivé dans son apprentissage des arts martiaux!

À Kyoto, monsieur Choi rencontre un compatriote coréen, monsieur Kim, avec lequel il entreprend l’étude du Karaté. Après deux ans d’efforts, le Général obtient sa ceinture noire premier dan de Karaté.

Monsieur Choi poursuit ses études jusqu’à l’université. À l’obtention de son deuxième dan de Karaté, il commence à enseigner dans un Y.M.C.A. de Tokyo. Il raconte qu’à l’époque, il n’y avait pas un seul réverbère de la ville qu’il ne frappât du poing pour voir si tous les câbles allaient vibrer de protestation!
 
 

La Deuxième Guerre Mondiale
 
Lorsque la Deuxième Guerre Mondiale éclate, les jeunes coréens sont enrôlés de force dans l’armée japonaise. Mais nombreux sont ceux qui tentent de se soustraire à cet enrôlement. Choi Hong Hi en fait partie, mais il est finalement arrêté par la police militaire japonaise et intégré à l’armée japonaise le 20 octobre 1943. Il est alors envoyé à Séoul pour suivre une formation militaire, puis il est intégré à la 42ème Unité de la Division de Pyongyang. Là bas, la rébellion coréenne s’organise, et il tente de s’enfuir avec d’autres jeunes Coréens. Leur but est de rejoindre les montagnes de Baek-Du, frontalières avec la Mandchourie, afin de rallier l’Armée Clandestine Coréenne de Libération, pour luter contre l’occupant Japonais.

Mais l’évasion échoue, et les trente jeunes hommes sont pris, jugés et condamnés pour haute trahison. Le jeune Choi écope de 7 ans de prison. Pour conserver le moral et  une bonne forme physique, il commence à pratiquer son art, mélange de Taekyon et de Karaté japonais, dans sa cellule. Très vite, ses codétenus deviennent ses élèves, tout comme son geôlier. La prison tout entière se transforme alors en un immense dojang*. Mais la peine de 7 ans de prison est commuée en peine de mort, et le Choi Hong Hi doit être fusillé le 18 août 1945. Trois jours avant la date prévue pour l'exécution, la Corée est libérée, et le 15 août 1945, Choi Hong Hi sort de la prison de Pyongyang, libre.
 
 
La reconstruction du pays
 
Après 35 ans d’occupation et une Guerre Mondiale, le pays est à reconstruire. Dès sa sortie de prison, Choi Hong Hi répond à l’appel du Comité de préparation d’un gouvernement libre, présidé par Yu Woon Young. Il intègre le groupe des Étudiants Volontaires à Séoul, dont le but est le maintien de l’ordre public, la police coréenne n’étant pas encore créée.

Mais les temps sont troublés, et après l’influence chinoise et l’occupation japonaise, la Corée est le théâtre de l’affrontement idéologique entre l’U.R.S.S. et les États-Unis d’Amérique. Dans le cadre de ce conflit, Yu Woon Young est assassiné, et le Groupe se scinde en deux parties : d’un côté un groupe épousant les thèses communistes, de l’autre un groupe défendant le libéralisme. Choi Hong Hi prendra la direction de ce second groupe.

Après une rencontre avec le Major Reas, le superintendant de la Military English School (qui deviendra l’Académie Militaire de Corée), Choi Hong Hi est désigné parmi les « 110 pères fondateurs de l’Armée Coréenne ». Nommé Lieutenant en Second de la nouvelle armée coréenne, il est affecté à la direction du Quatrième Régiment de Kwang Ju. En arrivant sur place, il se rend compte que la police locale est bien mieux organisée que l’armée. Il découvre également que les policiers abusent de leur pouvoir en arrêtant pour des motifs souvent fallacieux des militaires, leur infligeant de sévères corrections. Le Second Lieutenant Choi donne donc l’ordre à ses soldats de ne plus sortir seuls, et il prend la décision de leur enseigner le Tang Soo Do (prononciation coréenne des idéogrammes « Karaté ») qu’il a appris au Japon sous la direction de Maître Funakoshi.
 
 
La carrière militaire
 
Promu Lieutenant et transféré à la tête du Deuxième Régiment d’Infanterie de Tae Jon, Choi Hong Hi continue à enseigner un Tang Soo Do de plus en plus différent du Karaté de Funakoshi à ses troupes ainsi qu’aux soldats américains stationnés dans la région.

En 1948 et avec le grade de Major, il devient l’instructeur de l’école de police militaire américaine de Séoul. À la fin de la même année, il est promu Lieutenant-Colonel.
           
En 1949, et avec le grade de Colonel, il interrompt son voyage de noces et quitte la Corée pour se rendre aux États-Unis, où il doit rejoindre l’école militaire (d’abord la Ground General School, dans le Kansas, puis l’Advanced Command School, en Georgie). Naturellement, le Colonel Choi profite de cette année aux États-Unis pour enseigner le Tang Soo Do à ses compagnons de chambrée. Le 23 juin 1950, les soldats coréens reçoivent leur diplôme. Nous sommes à trois jours du début de la guerre de Corée. Les soldats coréens rentrent au pays dans la précipitation.
           
De retour sur son sol natal, le nouveau Général de Brigade Choi est chargé d’organiser l’École des Officiers. C’est en tant que vice superintendant de cette école qu’il rencontrera Maître Lee Won Kuk, le fondateur du Chung Do Kwan, une importante école d’arts martiaux coréenne. Devant quitter le pays pour raisons personnelles, Maître Lee demande au Général Choi de prendre la tête du Chung Do Kwan. Nous sommes alors en pleine guerre de Corée.
           
En 1953, le front s’est stabilisé au niveau du 38ème parallèle. Ce sera la DMZ (DeMilitarized Zone), la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. 
           
En septembre 1953, le Général Choi est chargé par le Général Baek Sun Yub, chef de corps de l’armée coréenne, de mettre en place la 29ème Division, dernière division de l’Armée Coréenne. Le Général Choi en prend le commandement. Il a alors la charge de l’instruction militaire des soldats coréens. C’est à cette époque qu’il recrute Maître Nam Tae Hee et Maître Han Cha Kyo, qui l’assisteront dans l’enseignement du Tang Soo Do aux troupes.
           
Lorsque la 29ème division déménage dans les montagnes de Sulrak, le Général Choi ordonne la construction d’une école où les instructeurs militaires sont formés au Tang Soo Do. Maître Nam Tae Hee prend la direction de cette école, qui est baptisée Oh Do Kwan (« l’École de ma voie »).
 
 
L’implication politique
 
Mais la vie du Général Choi est mouvementée, et le Taekwon-do n’est pas son seul souci. Le 16 mai 1961, convaincu que le Général Chang Do Young, Commandant en Chef des Armées en est l’instigateur, il participe au coup d’état qui portera au pouvoir le général Park Chung Hee, un autre des 110 Pères Fondateurs de l’armée coréenne, cadet du Général Choi. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu, et le Général Choi entre en conflit avec le Général Park quand celui-ci refuse de retourner à ses fonctions militaires une fois le calme rétabli, comme il l’avait promis au peuple coréen. Il prend donc le pouvoir de façon dictatoriale et contraint le Général Choi à prendre sa retraite avec le grade de Général deux étoiles. Il le nomme ambassadeur en Malaisie. Il ne rentrera en Corée qu’en 1965.
           
Mais les relations entre le Général Choi et le Président Park Chung Hee, déjà mauvaises, se dégradent rapidement. Le climat politique est très tendu, et le Général Choi commence à penser que s’il s’oppose trop ouvertement au président Park, il risque de finir en résidence surveillée ou même en prison (ce qui arrivait régulièrement aux opposants du président Park). Pourtant, le développement du Taekwon-do reste sa priorité, et il doit désormais lutter contre l’Association Coréenne de Taekwon-do, qui a à sa tête un fidèle du président Park, Kim Un Young (voir la rubrique Le Taekwon-do traditionnel).
           
En août 1971, le Général Choi préside une réunion du bureau de l’I.T.F. durant laquelle il annonce sa volonté de défendre la neutralité de l’I.T.F. face au gouvernement de Corée du Sud, qui tente de prendre le contrôle de l’organisation. Il déclara à cette occasion : « Le Président de l’International Taekwon-do Federation est certes un Coréen (puisque c’est lui, N.D.L.R.), mais cela ne signifie pas que l’I.T.F. doive être contrôlée ou dirigée par le gouvernement coréen. C’est une organisation internationale qui ne peut être influencée par la politique d’aucun pays ». Quelques temps plus tard, il commença à élaborer un plan pour quitter clandestinement la Corée.
            
C’est au Canada que le Général Choi décide de s’exiler.         
           
Naturellement, lorsque le gouvernement sud-coréen apprend l’exile du Général Choi, l’un des Pères Fondateurs de l’armée, Général deux étoiles et ancien Ambassadeur, il fait tout pour le ramener au pays. D’abord en envoyant des députés de l’Assemblée Nationale, avec des promesses de postes importants (directeur de cabinet, secrétaire aux affaires étrangères, ambassadeur dans le pays de son choix, etc.), puis en envoyant certains de ses amis proches. Ces démarches ayant échoué, la dictature Sud Coréenne fit enlever son fils et sa fille. Mais là encore, la démarche échoua, le Général choisissant le Taekwon-do plutôt que ses enfants. Ils seront finalement libérés, et le Général reprendra son entreprise de développement et de diffusion du Taekwon-do.
           
Dès lors, le Général voyage inlassablement de pays en pays, donnant séminaire sur séminaire afin de développer le Taekwon-do.
           
Il meurt le 15 juin 2002 à Pyong Yang, en Corée du Nord, quelques mois après son dernier stage. Il y repose au Cimetière des Martyrs.


Le Général Choi Hong Hi
Choi-06.JPG
 

*Le « dojang » est le lieu où l’on pratique les arts martiaux en Corée. C’est, littéralement, le « Lieu (jang) de l’éveil à la Voie (do).
Partager cet article
Repost0
17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 14:21
Avant le Taekwon-do 
 
            
En Corée, la première preuve de l'existence d'une forme d'art martial remonte à l’époque des trois royaumes.


Carte-Cor--e-copie-1.jpg
           
Très vite, des formes d’arts du combat apparaissent, comme dans toutes les civilisations qui se construisent par la guerre. L'une de ces formes les plus anciennes est le Soobak, dont l'origine remonte au IVème siècle au moins.

undefined

A cette époque, les royaumes s’opposent les uns aux autres, et rapidement, sous l’ère Silla (en 735), l’unification du pays est faite.
           
C’est à ce moment-là que le Soobak atteint son âge d'or. Une organisation militaire du royaume de Silla appelée Hwarang-Do joua un rôle très important dans l'unification du pays. Ce groupe d’élite vit le jour sous le règne du XXIVème roi de la dynastie Silla, Chin Hung. C’est de ce groupe d'élite que le Taekwon-do tire ses racines techniques et philosophiques.
          
En effet, le Hwarang-Do était un groupe militaire composé de jeunes gens de familles nobles qui vouaient leur corps et leur esprit au service de la dynastie Silla.
Ils respectaient un code d’honneur mis en place par un moine bouddhiste, Won-Kang :
            -Soyez loyal envers le roi
            -Soyez obéissant de vos parents
            -Soyez fidèle en Amitié
            -Ne fuyez jamais le combat
            -Faites des morts justes
Ces préceptes nous semblent aujourd’hui un brin barbares et dépassés, et l’on passera sur la difficile évaluation de la « mort juste », toujours est-il que pour la première fois en Corée, on associait une discipline morale à une discipline militaire guerrière. Il y a de fortes chances pour que les techniques de combat à mains nues de ce corps d’élite aient été inspirées de techniques de combat venant de Chine, voisin puissant et influant. Cette influence n’est pas anodine, puisque l’on dit que le Kung-fu-wu-shu chinois a été importé d’Inde par un moine bouddhiste. De fait, on peut supposer que de l’Inde à la Corée, via la Chine, ces pratiques martiales ont toujours été associées à la pensée bouddhiste. Quoi qu’il en soit, toute la culture coréenne a été fortement influencée par ces idées, et ce code d'honneur est encore le fondement de certains aspects de la philosophie du Taekwon-do moderne.
           
Sous l’ère Silla, l'étude du Soobak était encouragée par la famille royale, et les individus doués se voyaient promus dans l'armée ou dans le civil.
Des compétitions et des démonstrations commencèrent alors à être organisées afin de distraire la famille royale. Ainsi, durant les festivals du Dan-O, les fêtes de la mi-automne, des tournois de Soobak sont organisés aux côtés de compétitions de lutte coréenne ou de tire à l’arc.
           
Selon certaines sources, le Soobak a été introduit en Chine sous le nom de Kwon-Bup et au Japon, où il aurait donné naissance au Jujitsu et à des formes anciennes de Karaté. Il semble cependant difficile d’affirmer avec certitude la véracité de ces hypothèses, même si dans son ouvrage Karaté, Maître Matutatsu Oyama voit dans le mot « Kara » (dans Kara-té) le dérivé de « Kaya », un royaume du sud de la péninsule coréenne.
           
Sous la dynastie Koryo, le développement du Soobak et des autres formes d’arts martiaux se poursuit, les rois de la dynastie semblant attacher à ces formes de combat un peu plus qu’un simple intérêt curieux. Les concours sont fréquents, et les vainqueurs sont richement récompensés. Certains obtiennent des postes importants de généraux ou de fonctionnaires royaux.
           
Lors de la dynastie suivante, la dynastie Yi, les arts martiaux continuent leur développement. Ainsi, au XVème siècle, le IIIème roi de la dynastie Yi (qui régna de 1401 à 1408) recruta des experts de Taekyon, de Soobak, de lancer de pierre, de tir à l’arc et de Sirum (le Sirum est la lute coréenne)
 afin de constituer une armée solide et efficace. Mais la dynastie Yi fait entrer le pays dans une ère de prospérité culturelle et intellectuelle, acquérant des positions plus pacifistes. L’art martial tombe en désuétude, et ce n’est qu’au XVIème siècle qu’un roi de la dynastie Yi demanda à un général la rédaction d'un livre sur les formes de base du Soobak et du Taekyon, les deux arts martiaux coréens majeurs. Ce volume est actuellement reconnu comme le classique des arts martiaux en Corée. C’est également sous cette dynastie, en 1637, que les mandchous prirent le contrôle du pays.
           
Vers la fin de la dynastie Yi (fin XIXème début XXème siècle), la pratique de l'art martial est presque totalement abandonnée.
Aucun enseignement n'est alors officiellement dispensé et les formes sont transmises de pères en fils ou de professeurs à élèves dans une certaine confidentialité.
           
En 1885, le Japon met fin à l’influence des Qing sur la péninsule coréenne et signe l’arrêt de mort programmé des disciplines martiales coréennes. Quelques années plus tard, en 1910, il annexe le pays. Il le conservera jusqu’en 1945. Avec l'occupation de la Corée par le Japon, la pratique des arts martiaux coréens est proscrite, ainsi que toutes les activités culturelles nationales, et ce afin de réduire l'identité coréenne. Cependant, certains instructeurs d'arts martiaux pratiquent et entretiennent leurs techniques plus ou moins en secret. C'est ainsi que furent transmis et conservés les arts martiaux coréens par une poignée de pratiquants.
 
                                                                               
L’après guerre
            
Après la libération de la Corée en 1945, les arts martiaux coréens amorcèrent une nouvelle ère de développement. En raison de l'influence étrangère sur l'art martial coréen pendant l'occupation japonaise, et de la nécessaire reconquête d’une identité nationale bafouée par les Japonais, de nombreux instructeurs entreprennent la délicate unification des styles coréens. L’un d’entre eux, le Général Choi Hong Hi, aujourd’hui considéré comme le fondateur du Taekwon-do, sera le plus important d’entre eux.
           
En effet, cet expert de Taekyon et de Tang Soo Do (prononciation coréenne des idéogrammes « Karaté », car le Général Choi a appris le Tang Soo Do – Karaté lors de ses études au Japon) commence très tôt à travailler à la fondation d’un art martial coréen moderne, qui mette en avant à la fois la longue tradition martiale coréenne et les avancées de la science. Son travail de développement d’un art martial national commence dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, lorsque, affecté au commandement du Quatrième Régiment de Kwang Ju, il décide d’enseigner aux militaires du camp le Tang Soo Do qu’il a appris et perfectionné au Japon sous la direction de Maître Funakoshi. Ce style est alors souvent désigné par le terme « Style Chang Un », Chang Un étant le nom de plume du Général Choi Hong Hi. Mais le Tang Soo Do est très japonais. Trop pour un militaire aussi patriote que le Lieutenant Choi (il n’est pas encore Général à cette époque). Il faut le faire évoluer par l’apport de la tradition martiale coréenne. Très vite, ce Tang Soo Do n’a plus grand-chose à voir avec le Karaté appris au Japon, ni avec le Taekyon des origines. D’autant plus que le Général Choi commence à réfléchir aux différents apports que les progrès scientifiques peuvent amener à cet art martial, tant sur le plan de l’utilisation du corps que sur le plan des méthodes d’entraînement. Cette étude scientifique du mouvement mettra près de 9 ans avant d’aboutir.
           
Au début des années 1950, le Général Choi prend la tête de l’un des plus importants Kwans (les kwans sont les écoles d'arts martiaux en Corée)
 du pays, le Chung Do Kwan (« École des Vagues Bleues »), jusqu’alors dirigé par Maître Lee Won Kuk. C’est également à cette époque qu’il recrute Maître Nam Tae Hee et Maître Han Cha Kyo, qui vont l’assister dans son enseignement du nouvel art martial coréen.
           
En juin 1954, le Général Choi dirige une démonstration à laquelle assiste le président de Corée du Sud Seung Man Rhee. Ce dernier, impressionné, s’écrie : « Ceci est du Taekyon ! Nos troupes doivent être entraînées à cet art martial ! » Mais l’art du Général Choi n’est pas du Taekyon, pas plus que ce n’est du Tang Soo Do (Karaté). Cependant, le rêve du Général d’enseigner son art aux troupes Sud Coréennes prend corps. En effet, bien que ce nouvel art martial ne soit pas du Taekyon, si le président le voulait, il serait plus facile de le diffuser. D’autant plus que pour de nombreux Maîtres et Généraux de l’armée, cet art martial est encore une forme de Karaté japonais. Il serait donc très difficile de leur faire avaler une telle pilule ! Un art martial venant d’un pays qui a humilié la Corée si longtemps ? Jamais ! La confusion arrange donc bien les affaires du Général Choi : la personne la plus importante pense que cet art martial est du Taekyon, un art martial national très ancien ! Ceux qui ne voient dans cet art qu’une forme de Karaté devront donc se rendre à l’avis du président si ce dernier souhaite une diffusion massive. La Corée du Sud d’alors n’est pas plus une démocratie que sa voisine du Nord : c’est un pays dirigé par un régime autoritaire fort mis en place par des militaires.  
           
Plus tard, le Général Choi est affecté dans les montagnes de Sulrak, où il créé le Oh Do Kwan (École de ma Voie) à travers lequel il développe son art martial. Maître Nam Tae Hee en prend la direction.
           
Mais c’est encore du Tang Soo Do que pratiquent les hommes du Général, même si du Tang Soo Do des débuts, il ne reste que le nom. Il faut donc trouver à ce nouvel art martial une nouvelle appellation. C’est à ce moment-là que le Général Choi forge le mot « Taekwon-do ». Le nom rappelle le mot « Taekyon », il fait donc allusion à un art martial traditionnel de Corée, et il signifie
la Voie (« do ») par l’art de frapper avec les pieds (« tae ») et les poings (« kwon »).  De fait, il n’y avait pas de Taekwon-do avant les années 1950 (et encore moins avant Jésus Christ !), et s’il y a bien une certitude concernant l’histoire de cet art martial, c’est que ceux qui font remonter sa naissance aux temps antédiluviens se trompent, même si l’histoire des arts martiaux est aussi vieille que celle de l’humanité.
           
Toujours est-il que le Général voudrait bien que ce nouvel art martial national coréen soit appelé « Taekwon-do ». Mais plutôt que d’imposer ce nom à tous, le Général Choi met en place un comité national composé de personnalités importantes de l’époque, comme le commandant en chef des armées ou des sénateurs. C’est ce comité qui sera chargé d’étudier les différentes propositions de nom pour le nouvel art martial national : Taekwon-do, Kwon-bup, Tang Soo, etc. À l’issue de la réunion du 11 avril 1955, le nom de Taekwon-do est officiellement choisi. 
 


R--union-11-avril-1955.JPG
 
 
Depuis 1955
            
À partir de cet accord sur le nom de « Taekwon-do », les différents insignes des anciennes écoles sont remplacés par ceux du Taekwon-do, et les pratiquants se saluent en criant « Taekwon ! », afin de marquer la différence avec les anciens styles.
           
Mais il faut noter que cette naissance ne s’est pas faite dans la paix et la simplicité. Tout d’abord parce que l’idée d’unification de styles d’arts martiaux est contraire à la tradition asiatique, qui est une tradition de différenciation. Les techniques se transmettent de Maître à élève, et l’élève, lorsqu’il est à son tour Maître, personnalise sa technique et fonde son propre style, qui n’est autre qu’une variante légère du style enseigné par son Maître. De fait, si à la première génération il n’y a qu’un seul Maître et un seul style, il y a de fortes chances pour qu’à la deuxième ou troisième génération de Maîtres de l’école il y ait plusieurs styles. C’est un cheminement naturel pour les pratiquants d’arts martiaux en Asie. C’est donc presque une entreprise contre-nature que le Général Choi s’emploie à conduire. Mais aux yeux de nombreux Maîtres, cette entreprise est justifiée par la situation : entre la mainmise mandchoue et l’occupation japonaise, la Corée doit reconquérir une fierté nationale. Cette reconquête passe par l’établissement d’une identité nationale forte, et donc par l’affirmation de la Corée en tant que grande nation martiale, au même titre que la Chine ou le Japon. Le second problème que rencontre le Général dans l’unification des styles, ce sont les responsables des autres styles eux-mêmes. Tous, comme lui, sont des Maîtres de grande qualité, et peu envisagent de céder leur influence ou de la diluer dans une unification qui leur ferait perdre du pouvoir. Et si le nom choisi le 11 avril 1955 est bien « Taekwon-do », il faut bien reconnaître que l’unification elle-même est loi d’être faite.  
           
En 1957, le président vietnamien se rend en Corée du Sud où il assiste à une démonstration de Taekwon-do. Impressionné, il invite le Général Choi au Viêt-Nam pour y effectuer une tournée de démonstrations. Au même moment, le Général Choi reçoit une invitation de Taiwan. C’est l’occasion de faire découvrir le Taekwon-do à ces deux pays. Une équipe de démonstration est alors crée. Elle part en tournée en 1959 au sud Viêt-Nam et à Taiwan. 
 


D--mo-team-1959-Viet-Nam.JPG
           
Toujours en 1959, le Général Choi créé le département des Mu Do de l’armée, c’est-à-dire le département des Arts de la Guerre (Mu: activité guerrière / Do: Art, Voie, que nous traduirions par Arts Martiaux)
, département dont il prend la direction. Ce département des Mu Do est important dans le développement du Taekwon-do car il jette les bases d’une future Association Coréenne de Taekwon-do, qui verra le jour quelques temps plus tard. Le but du Général Choi est de créer une structure unifiant les différents styles coréens (les Kwans) avec pour objectif d’adhérer à l’Union Coréenne des Sports, seule structure nationale apte à fournir au Taekwon-do une base de développement solide aux yeux du Général.
           
Mais quatre ans après la réunion du 11 avril 1955, le terme « Taekwon-do » est toujours très peu utilisé, bon nombre de Maîtres responsables de Kwans continuant à utiliser des termes comme Kwon Bup, Kong Soo, Tang Soo, etc., et l’unification des styles est loin d’être une réalité concrète. La véritable unification reste donc à faire. À ces fins, le Général Choi organise une réunion entre les responsables des principaux Kwans afin de trouver un accord. Les cinq principales écoles sont représentées : le Song Moo Kwan (représenté par No Byung Jyk), le Ji Do Kwan (représenté par Yoon Kwe Byung), le Moo Duk Kwan (représenté par Lee Nam Suk), et le Oh Do Kwan et le Chung Do Kwan, représentés tous deux par le Général Choi. À l’issue de la réunion, les responsables des Kwans se mettent d’accord pour appeler l’art martial qu’ils enseignent « Taekwon-do » pour de bon, et ils créent l’Association Coréenne de Taekwon-do. Dès lors, le but du Général est d’affilier l’Association Coréenne de Taekwon-do à l’Union Coréenne des Sports.
           
Nommé ambassadeur de Corée en Malaisie, le Général s’apprête à quitter le pays avant d’avoir eu le temps d’affilier l’Association Coréenne de Taekwon-do à l’Union Coréenne des Sports. Et quelques temps avant son départ, une nouvelle génération de Maîtres prend la direction des Kwans et organise une nouvelle réunion. Le nom est à nouveau changé, et l’Association Coréenne de Taekwon-do devient l’Association Coréenne de Tae Soo Do. Le poste de président est proposé au Général Choi, mais ce dernier refuse, proposant à sa place Chae Myung Shin. Lorsqu’il quitte le pays, il n’a pas réussi à faire rechanger le nom de Tae Soo Do en Taekwon-do.
           
Mais ce n’est pas pour autant qu’il renonce à diffuser son art martial. Et en 1963, alors qu’il est en poste en Malaisie, le Général Choi décide d’organiser une exposition de calligraphie coréenne à laquelle il joint des photographies de Taekwon-do qui font sensation. À la demande des visiteurs de l’exposition, l’ambassadeur Choi tombe la chemise et effectue une démonstration de Taekwon-do ! Inutile de dire que ce fut très mal vu depuis Séoul. Toujours est-il que le gouvernement malais, visiblement convaincu, demande au Général Choi d’organiser une démonstration pour la fête de l’indépendance de la Malaisie. La démonstration est filmée et retransmise dans de nombreux pays d’Asie du Sud-Est. Toujours en 1963, le Taekwon-do est également introduit au Viêt-Nam par le Major Nam Tae Hee, le directeur du Oh Do Kwan.
           
En 1964, le Général Choi répond à l’invitation du major Baek Joon Ki, commandant en chef des troupes coréennes au Viêt-Nam. Ce dernier est également un fameux instructeur de Taekwon-do, et c’est l’occasion pour le Général Choi d’effectuer un stage de perfectionnement des instructeurs présents
. À l’occasion de ce stage, le Général Choi introduit les Tuls, alors appelés Hyongs (prononciation chinoise de l’idéogramme « Tul »), c’est-à-dire les formes codifiées du Taekwon-do, qui formeront l’essence technique de cet art martial. Les Hyongs sont enseignés aux membres présents, avec pour consigne de les transmettre à leur tour à leurs élèves. À la fin de l’été 1964, vingt des vingt-quatre Hyongs sont achevés, et le Général Choi fait parvenir aux instructeurs du Chung Do Kwan et du Oh Do Kwan un manuscrit détaillant les Hyongs à enseigner.
           
Lorsque le Général Choi retourne en Corée en 1965, l’Association Coréenne de Tae Soo Do est membre de l’Union Coréenne des Sports. Mais les règles utilisées pour les compétitions sont trop proches de celles du Karaté japonais, et rien ne permet de différencier le Taekwon-do/Tae Soo Do du Karaté. Le Général Choi entreprend donc à nouveau de modifier cela. Il se fait élire président de l’Association Coréenne de Tae Soo Do et modifie à nouveau le nom en Association Coréenne de Taekwon-do. Le vote lui est favorable d’une seule voix. On voit donc bien à quel point le Taekwon-do s’est développé dans une atmosphère de concurrence entre les différents responsables de Kwans et un Général Choi très rigide, sans doute très hermétique aux propositions des autres.
           
Toujours en 1965,
le Général Choi dirige une tournée internationale de démonstration qui passera par l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Turquie, les Émirats Arabes Unis, la Malaisie et Singapour. Les noms des membres de l’équipe de démonstration d’alors sont depuis rentrés dans la légende : Han Cha Kyo (VIème dan à l’époque), Kim Jun Kun (Vème dan), Kwon Jae Hwa (Vème dan) et Park Jong Soo (Vème dan).  


D--mo-team-Park-Jong-Soo.JPG
           
La tournée est un succès, et des associations nationales sont créées dans ces pays.
           
Le 22 mars 1966, neufs pays se réunissent pour former la Fédération Internationale de Taekwon-do, l’I.T.F. (International Taekwon-do Federation) :la Corée du Sud, le Vietnam, la Malaisie, Singapour, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, la Turquie, l’Italie et les Émirats Arabes Unis. Le siège de l’ITF est à Séoul, en Corée du Sud. Le Général Choi en est élu président. Le Taekwon-do est alors reconnu comme l’art martial national de la Corée. Cette même année 1966, le Général Choi rencontre Maître Oyama, le fondateur du Karaté Kyokushin-Kaï, à Tokyo. La rencontre est importante, car Maître Oyama, de son nom de naissance Choi Bae Dal, est un Coréen expatrié au Japon depuis des années. Le Général cherche donc en lui un allié pour développer un art martial national coréen. Mais l’homme préfère la simplicité, et la vie tumultueuse du Général Choi ne l’attire pas. Les deux hommes se sépareront en très bons termes.
           
En 1968, le Général Choi visite la France à l’occasion du symposium sur le sport militaire. Les représentants de 32 pays sont les témoins d’une démonstration historique.

D--mo-Team-Paris.JPG


La même année, la Grande Bretagne forme une association nationale de Taekwon-do, et le Général se rend en Espagne, au Canada, aux Pays Bas, en Belgique et en Inde.
           
En 1969, le Général effectue une tournée dans 29 pays afin de rencontrer les instructeurs des ces différents pays et effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l’Encyclopédie (©1972).
           
L’année 1970 fut à l’image de 1969. Le Général voyagea dans le monde entier pour faire découvrir le Taekwon-do et conduire des séminaires pour former des instructeurs ou perfectionner la technique de ceux-ci.
           
En 1971, le nouveau directeur du Département des Mu Do de l’armée, Kim Jong Hyun, demande au Général Choi de choisir des instructeurs pour introduire le Taekwon-do en Iran.
 
 
Les années 1970 et le temps des ruptures
        
Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, la situation politique de la Corée est précaire, et le Général est une personnalité importante. Il jouera un rôle très important dans la constitution de la Corée du Sud, et le Taekwon-do et son développement seront toujours liés à des enjeux politiques. Ainsi, lorsque le Général Choi entre en conflit avec le président Park Chung Hee, ce dernier fait en sorte de nommer à la tête de l’Association Coréenne de Taekwon-do l’un de ses proches : Kim Un Young. À partir de cet instant, l’Association Coréenne de Taekwon-do entre en concurrence avec la Fédération Internationale de Taekwon-do, l’I.T.F., présidée par le Général. Ce conflit est d’autant plus virulent que des responsables de Kwans soutiennent activement la démarche de Kim Un Young. En effet, les rancoeurs sont grandes, et les conflits qui ont opposé le Général à certains responsables de Kwans n’est pas terminé. Certaines sources évoquent également le fait que le Général Choi ne reconnaissait officiellement que les ceintures noires issues du Oh Do Kwan et du Chung Do Kwan. C’est sans doute vrai, connaissant la personnalité du Général Choi. Mais comme nous avons pu le constater, les Maîtres responsables des Kwans, le Général Choi compris, ne sont pas des personnes faciles, et il semble que quoi qu’il en soit, l’entreprise d’unifier les styles était bien difficile tant les personnalités sont fortes et indépendantes. Les oppositions sont nombreuses, et il n’est pas ici question de juger les actes des uns et des autres.
           
Cette opposition entre l’I.T.F. et l’Association Coréenne de Taekwon-do atteint son apogée en 1971 lorsque, sentant le gouvernement sud coréen de plus en plus présent, le Général Choi décide de réunir le Bureau de l’I.T.F. afin de faire part de son intention de quitter la Corée et de déplacer le siège de l’I.T.F. Son choix se portera sur le Canada, d’où il espère pouvoir développer le Taekwon-do dans les pays du bloc de l’Est et dans les pays du Tiers Monde, jouant sur la neutralité du Canada ainsi que sur sa position géographique centrale, entre l’Europe, l’Amérique et l’Asie. De plus, l’un de ses premiers élèves, Grand Maître Park Jong Soo, est déjà installé au Canada, où il a établi une solide organisation nationale. Après consultation des pays membres de l’I.T.F., le Général Choi décide donc de déplacer le siège de la fédération de Séoul à Toronto, au Canada.
           
Lorsque le gouvernement sud coréen l’apprend, il fait tout pour ramener le Général Choi au pays. Il est en effet inacceptable que l’un des pères fondateurs de l’Armée Coréenne, ambassadeur, et président de la fédération représentant l’art martial qui fait la fierté nationale quitte la Corée. Toutes les démarches pour ramener le Général Choi échouant, le président de l’Association Coréenne de Taekwon-do est chargé de monter une fédération internationale concurrente de l’I.T.F. Très vite, Kim Un Young réunit autour de lui des Maîtres responsables de Kwans afin de refonder et unifier à nouveau les styles coréen. Le Taekwon-do du Général Choi est modifié, transformé, et une nouvelle fédération internationale est crée en 1973 pour représenter ce nouveau Taekwon-do : la World Taekwon-do Federation (W.T.F.). Ce n’est certes pas à proprement parler du Taekwon-do, puisque seul l’art martial fondé par le Général Choi Hong Hi peut revendiquer cette appellation, mais le Taekwon-do est déjà tellement populaire qu’il serait maladroit de choisir un autre nom, même si d’un point de vue qui n’engage que nous de nombreux conflits postérieurs entre l’I.T.F. et la W.T.F. auraient été évités si Un Yong Kim avait choisi un autre nom, comme Tae Soo Do, par exemple.
           
Entretemps, le Général Choi introduit le Taekwon-do en Bolivie, en République Dominicaine, à Haïti et au Guatemala en 1972.
           
Mais dès la fondation de la W.T.F., tout est fait pour séparer le Général de ses premiers élèves. Promesses ou menaces conduisent de nombreux élèves du Général à quitter l’I.T.F. pour rejoindre la W.T.F. Ce fut par exemple le cas de Grand Maître Lee Kwan Young, pionnier du Taekwon-do en France, qui finira par rejoindre la W.T.F., même s’il s’en tiendra souvent à l’écart en France. Nombreux sont les instructeurs installés à l’étranger à quitter le Général. Quant à ceux restés en Corée, la question ne se pose même pas.
           
Mais le Général Choi continue son travail de développement du Taekwon-do originel, et une nouvelle équipe de démonstration part en tournée dès novembre-décembre 1973. Maître Park Jong Soo, désormais VIIème dan, en fait toujours partie. Il est accompagné par Maître Rhee Ki Ha, Maître Park Sun Jae, Maître Kong Young Il et Maître Choi Chang Keun. Ils visitent 23 pays d’Europe, d’Asie, du Moyen Orient et d’Afrique, et établissent des organisations nationales dans 5 d’entre eux. Près de 100 000 personnes assisteront aux diverses démonstrations effectuées pendant la tournée.
           
En 1974, le Général Choi assiste à l’organisation du premier Championnat du Monde à Montréal (Canada). En novembre-décembre, la quatrième équipe de démonstration est constituée autour des dix meilleurs instructeurs de la planète. Elle effectuera des démonstrations en Jamaïque, à Curaçao, au Costa Rica, en Colombie, au Venezuela et à Surinam.
           
En 1976, le premier Championnat d’Europe est organisé à Amsterdam (Pays Bas) et le Général Choi effectue une tournée de séminaires de perfectionnement en Iran, en Malaisie, en Indonésie et en Europe.
           
En septembre 1977, le Taekwon-do poursuit son développement en Malaisie, en Australie, en Nouvelle Zélande, et au Japon, où il dénonce publiquement l’utilisation politique du Taekwon-do que fait le président sud coréen Park Chung Hee.   
           
En 1978, la cinquième équipe de démonstration est constituée. Elle comprend Maître Choi Chank Keun, Park Jung Tae, Rhee Ki Ha et Leong Wei Meng. La tournée passe par la Suède, la Pologne, la Hongrie et la Yougoslavie. Toujours en 1978, le Général Choi effectue une tournée qui passe par la Malaisie, le Pakistan, le Kenya et l’Afrique du Sud. Il est alors accompagné par Grand Maître Rhee Ki Ha.
           
En 1979, l’AETF (All Europe Taekwon-Do Federation) est fondée à Oslo (Norvège). L’organisation regroupe les différentes fédérations européennes. Le Général Choi visite la Suède, le Danemark, l’Allemagne de l’Ouest, la France et le Groenland accompagné par Khang Su Jong et Rhee Ki Ha. En novembre, la sixième équipe de démonstration est constituée. Elle comprend Kim Jong Chan, Choi Chang Keun, Rhee Ki Ha, Park Jung Tae, Lee Jong Moon, Chung Kwang Duk, Kim Suk Jun et Michael Cormack.
           
Au début des années 1980, il ne reste plus qu’une dizaine d’instructeurs coréens encore fidèles au Général. Le travail de développement est difficile tant la W.T.F., appuyée par l’appareil d’État sud coréen et par le C.I.O (longtemps présidé par Un Young Kim)
, est puissante comparée à la petite I.T.F., et le Général doit quasiment tout reprendre à zéro.
           
Pourtant, cette même année 1980, une équipe de 15 membres (comprenant son fils Grand Maître Choi Jung Hwa) effectue une tournée en Corée du Nord, pays natal du Général Choi, répondant ainsi à une invitation du président de l’Union des Sports de République Populaire Démocratique de Corée. C’est la première fois que le Taekwon-do est introduit dans ce pays. La tournée est un succès, et on demande au Général Choi d’envoyer des instructeurs en Corée du Nord afin d’y enseigner le Taekwon-do. À ces fins, le Général prépare Grand Maître Park Jung Tae pendant six mois dans sa propre cave.
           
Après le passage de Grand Maître Park Jung Tae, une nouvelle génération d’instructeurs de très grande qualité voit le jour en Corée du Nord. Le Général Choi est alors convaincu qu’il y a désormais assez d’instructeurs de qualité pour développer le Taekwon-do dans le monde entier.
           
De cette époque date la séparation entre un Taekwon-do traditionnel fruit du travail du Général Choi très représenté en Corée du Nord et un Taekwon-do issu de la refonte de 1973 très représenté en Corée du Sud. De ce fait, on pense souvent que le Taekwon-do du Général Choi est un art martial nord-coréen, dépendant de la Corée du Nord, et que le Taekwon-do de la W.T.F. un Taekwon-do sud-coréen. En réalité, le Taekwon-do n’est ni nord-coréen ni sud-coréen puisque l’homme qui l’a développé pour en faire l’art martial qu’il est aujourd’hui a commencé son travail d’élaboration bien avant la partition du pays. Toujours est-il qu’il n’y a pas de Taekwon-do traditionnel issu de l’I.T.F. du Général Choi en Corée du Sud, et qu’il n’y a pas non plus de Taekwon-do issu de la refonte de 1973 et des la W.T.F. en Corée du Nord.
           
En janvier 1981, le Championnat du Pacifique est organisé et la fédération du Pacifique Sud est créée, ainsi que la fédération australienne. En juin, le Général dirige la septième équipe de démonstration pour une tournée au Japon. En octobre, il dirige un séminaire de perfectionnement des instructeurs nord-coréens, et en novembre, il met sur pied une équipe de démonstration composée de Nord-coréens et de Sud-coréens.
           
En 1982, après une brillante démonstration des Maîtres Park Jung Tae, Kim Suk Joon et Jong Young Suk, une école de Taekwon-do est ouverte au Japon. C’est l’un des rêves du Général qui se réalise : exporter le Taekwon-do dans le pays qui a dominé et humilié la Corée pendant des décennies. En octobre et en novembre, le Général visite le Groenland, le Royaume Uni, l’Allemagne de l’ouest, l’Autriche, le Danemark, la Pologne, la Hongrie, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie et le Finlande. Il est accompagné des maîtres Han Sam Soo et Park Jung Taek (qu'il ne faut pas confondre avec Grand Maître Park Jung Tae)
. Un nouveau championnat d’Europe est organisé à Naples, en Italie.
           
En 1983, il visite les États-Unis d’Amérique accompagné par Maître Lee Suk Hi, le président de la fédération d’Amérique du Nord. Il promeut Charles Sereff, le président de la fédération américaine de Taekwon-do au rang de Maître VIIème dan.
           
En 1985, le siège de l’I.T.F. déménage de nouveau pour Vienne, en Autriche, où il est encore de nos jours.
           
Mais la vie du Taekwon-do traditionnel n’est pas un long fleuve tranquille, et l’un des plus talentueux élèves du Général Choi quitte l’I.T.F. pour fonder sa propre fédération en créant la G.T.F. (Global Taekwon-do Federation), Grand Maître Park Jung Tae. Sans doute peut-on voir là l’illustration de la tradition asiatique qui veut que lorsque l’élève s’émancipe, il quitte l’école de son Maître pour fonder la sienne. Toujours est-il que malgré son départ de l’I.T.F., Grand Maître Park Jung Tae sera honoré en 2002 lors du championnat d’Europe qui s’est déroulé en République Tchèque, où une minute de silence sera effectuée en l’honneur de sa mort.
           
Mais un autre conflit, d’importance également, va opposer le Général Choi à l’une des personnes les plus proches de lui : son fils, Grand Maître Choi Jung Hwa. Lui aussi quittera l’I.T.F. du Général Choi pour fonder sa propre fédération. On peut tout de même noter que malgré les conflits de personnes, ceux qui quittèrent le Général Choi après la consolidation de la W.T.F. ont poursuivi l’enseignement du Taekwon-do du Général Choi ou en tout cas d’un Taekwon-do voisin (les Tuls, par exemple, sont conservés quelle que soit la fédération), mais n’ont pas rejoint la W.T.F.
           
Dans les années 1990, le Taekwon-do poursuit son développement, tant international que technique. Il revient en France par le biais d’instructeurs venus d’horizons différents et formés par des Maîtres d’origines très diverses. Aujourd’hui, pourtant, il faut bien reconnaître que l’importance du Taekwon-do traditionnel en France par rapport au Taekwon-do de la W.T.F. est proportionnelle à l’importance économique du Bengladesh par rapport aux États-Unis d’Amérique…
           
Durant toutes ces années, le Général Choi n’aura de cesse de développer le Taekwon-do dans le monde entier. Et sa personnalité, certes souvent controversées, est le ciment d’une I.T.F. de plus en plus forte. De fait, lorsqu’il décède en 2002, l’I.T.F. perd son chef naturel et rentre dans une période de troubles qui va voir la fédération se scinder en deux. En effet, lors du service funèbre rendu en l’honneur du Général, à Pyongyang, un congrès extraordinaire de la fédération est tenu afin de désigner un successeur. À cette occasion, Ung Chang, un Nord-coréen membre du C.I.O. est nommé à la tête de l’I.T.F., emportant l’adhésion des Maîtres et Grands-Maîtres Nord-coréens et d’une grande partie des représentants nationaux présents. Mais les modalités d’organisation de ce congrès sont très vite remises en cause par des hauts responsables de la fédération, et la nomination de Ung Chang au post de président est critiquée et remise en question. Un groupe s’est donc créé en réaction à cette nomination, et, quelques temps plus tard, une autre I.T.F. a vu le jour, issue de cette nouvelle séparation. Ce congrès a donc donné naissance à une I.T.F. dirigée par Ung Chang et une I.T.F. issue de cette opposition, dirigée par Maître Tran Trieu Quan.   
 
 
Et aujourd’hui ?
 
Les relations I.T.F. – W.T.F.  
          
Aujourd’hui, et après une séparation de plus de trente ans, les deux fédérations de Taekwon-do, l’I.T.F. et la W.T.F., sont sur le chemin de la réconciliation. Les deux fédérations sont en pourparlers, et en vue d’une éventuelle association des deux (une fusion semble pour l’heure difficile), les règles de compétitions de combat évoluent dans le sens de l’unification. Mais là encore la réunion des deux styles sera très difficile tant il semble difficile de faire changer les uns et les autres. Le Taekwon-do de l’I.T.F. et celui de la W.T.F. ont suivi des évolutions techniques diamétralement opposées. Le principes philosophiques qui les fondent sont certes issus de la même tradition martiale, mais les principes physiques qui les justifient en tant qu’arts martiaux uniques sont tellement éloignés que l’on voit mal comment l’on pourrait contraindre des Maîtres qui ont voué leur vie toute entière au développement de l’un de ces styles à adopter l’autre ou à le modifier pour le rendre plus proche de l’autre. Toujours est-il que malgré les rancoeurs entretenues par le Général Choi contre la W.T.F., un Taekwon-do unifié restait son rêve, ultime symbole d’une réunification des deux Corée.  
 
 
Les fédérations de Taekwon-do traditionnel
            
Comme nous avons pu le voir, l’I.T.F. du Général Choi n’est plus depuis bien longtemps la seule organisation internationale à diffuser le Taekwon-do des origines. Et si la plus grande partie des Maîtres qui ont quitté le Général dans les années 1970 ont rejoint la W.T.F. et adopté le nouveau style, nombreux sont ceux à avoir quitté le Général tout en poursuivant l’enseignement d’un Taekwon-do originel. De fait, les organisations internationales de plus ou moins grande taille développant le Taekwon-do du Général Choi sont très nombreuses, même si la principale reste l’I.T.F. présidée par Ung Chang et soutenue par les Maîtres coréens. Sans faire de liste exhaustive, on pourrait relever parmi les fédérations les plus influentes :        
-L’I.T.F. présidée par Ung Chang et soutenue par les Maîtres coréens.        
-L’I.T.F. présidée par Maître Tran, plus occidentale (aucun Maître Nord Coréen n’a rejoint cette fédération).          
-L’I.T.F. présidée par Grand Maître Choi Jung Hwa.          
-La G.T.F. de Grand Maître Park Jung Tae.
-Le Taekwon-do Kwon Jae-Hwa (surtout présent en Allemagne et aux Etats Unis)
           
Il en existe bien d’autres, plus ou moins importantes, plus ou moins influentes, dont le rôle est souvent régional. Ainsi, aux États-Unis, ces « fédérations » sont très nombreuses, mais souvent très faibles, et ne tiennent que par le charisme d’un Maître coréen.
 

Conclusion
           
Avec le Taekwon-do, le général Choi a inventé un art martial moderne, universel, affranchi des frontières entre pays et cultures. Il lui a voué sa vie tout entière, continuant à le faire évoluer toute sa vie durant. Mais l’histoire de cet art martial est jalonnée de conflits entre les Maîtres et Grands Maîtres responsables de Kwans, puis entre les différentes fédérations revendiquant toutes, bien-sûr, un Taekwon-do originel et authentique. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul art martial qui puisse prétendre au nom « Taekwon-do », c’est celui enseigné via les diverses fédérations issues de l’I.T.F. fondée par le Général Choi en 1966. Car si ces fédérations s’opposent d’un point de vue administratif, les Taekwon-do qu’elles diffusent restent très similaires. Les Tuls sont enseignés, la philosophie du mouvement est la même, l’ouvrage de référence est l’Encyclopédie du Général Choi. Le Taekwon-do de la W.T.F. n’est pas à proprement parler du Taekwon-do. C’est un art martial à part entière, noble, cohérent, reposant sur des principes philosophiques voisins de ceux sous-tendant le Taekwon-do des I.T.F./G.T.F., mais les principes physiques et la science du mouvement sont diamétralement opposés. Il n’y a rien à voir entre un mouvement de Taekwon-do version I.T.F. et un mouvement de Taekwon-do version W.T.F.
Partager cet article
Repost0
17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 14:20
L'ASSOCIATION
 
L’Association Pierrelattine de Taekwon-do Traditionnel (A.P.T.T.) est une association dite « loi 1901 » dont le but est l’enseignement et la pratique du Taekwon-do traditionnel dépendant de l’ITF (International Taekwon-do Federation) tel qu’il a été synthétisé et développé par le général Choi Hong Hi durant toute sa vie.
 
Elle a été fondée en 2007 par Loïc Colombani avec pour objectif de transmettre et développer un Taekwon-do total dans le respect des traditions martiale et philosophique qui ont fait naître cet art du combat. Contre le « Taekwon-Mac-do », l’A.P.T.T. défend une approche traditionaliste des arts martiaux en enseignant toutes les facettes du Taekwon-do, sans se limiter à un simple enseignement de techniques sportives souvent néfastes pour l’organisme. 

Le bureau de l'association est composé de:

-M. Loïc Colombani, président
-M. Mazière Philippe, secrétaire
-Mme Catherine Keller
-M. Fauverge Patrice, trésorier
-M. Joanny Valentin, trésorier adjoint
 
           
 
LES ENSEIGNANTS:
Instructeur principal: M. Loïc Colombani, ceinture noire IVème dan ITF FEKAMT , Instructeur national classe A, Arbitre national Classe A
Instructeur adjoint: M. Joanny Valentin,  ceinture noire Ier dan ITF FEKAMT
 
L'instructeur principal: Loïc Colombani
Nom : Colombani
Prénom : Loïc
Date de naissance : 27 avril 1979
Débute le Taekwon-do en 1995

 

  
Après avoir goûté à de nombreux sports dans le Territoire de Belfort puis en Allemagne Fédérale (natation, tennis de table, judo, tennis, football, et tout ce qu’un gamin de 10 ans peut faire pour se rompre le cou !), M. Colombani se lance dans la pratique du Taekwon-do à Grenoble en 1995, sous la direction de Sabum Martin Kountchev, alors IIIème dan ITF.
Trois ans plus tard, en 1998, il présente son premier dan devant Maître Sock Min Chol, VIIème dan (Corée), puis son deuxième dan devant son instructeur en 2000. Avec M. Tasca, il assiste Sabum Kountchev au club Kiaï’s, à Grenoble. Après le départ de Monsieur Kountchev, il reprend les cours dans ce club. Il y assure les entraînements de 1998 à 2004 pour le Yom-Chi Dojang, une association de Taekwon-do traditionnel fondée dans les années 1990 sous le nom d’Association Rhône-Alpes de Taekwon-do International. En novembre 2003, il présente son troisième dan devant Maître Kim Ung Chol, VIIIème dan (Corée), le premier Maître de son instructeur et aujourd'hui Grand-Maître, IXème dan.
 


 
En 2004, il quitte la capitale des Alpes pour la Haute-Savoie, où son métier d’enseignant l’appelle. C’est Monsieur Fabrice Gagos-Dumon, qui reprend les cours du Yom-chi Dojang,  assisté de Monsieur Mathieu Coustan. Durant ces trois ans, M. Colombani met l’enseignement du Taekwon-do entre parenthèses.
En juillet 2007, Loïc Colombani s’installe à Pierrelatte avec sa famille, où il décide de reprendre l’enseignement et le développement du Taekwon-do traditionnel. Il est promu IVème dan avec le titre d'instructeur en juillet 2009 par Maître Kim Ung Chol.
Membre de la toute jeune équipe de France de Taekwon-do ITF de 2002 à 2004, Loïc Colombani a participé à deux Championnats d’Europe, un Championnat du Monde et plusieurs Open Internationaux ainsi qu’à de nombreux stages de perfectionnement dirigés par des Maîtres et Grands Maîtres occidentaux et coréens.
 
 
Palmarès sportif :
 
2003 :
Novembre 2003 : 1ère place en tuls, Coupe des Alpes, Grenoble (France)

Juin 2003 : Participation aux Championnats du monde en Grèce, en combat, catégorie -71kg, technique spéciale, et tuls. Classé dans les 16 premiers en tuls.
Avril 2003 : Participation au Championnat d’Europe en Slovaquie, en combat, catégorie -71kg, tuls, et casse en puissance. Classé 5ème en casse en puissance
Mars 2003 : 3ème place en tuls, Open de Finlande 
 

2002 :
2ème place en tuls, Open d’Espagne, Bénidorm
3ème place en tuls, Open de France, Thonon-les-bains
3ème place en tuls, Open d’Italie, Riccione
 
2001 :
-1ère place en combat, catégorie -71kg, Open de France, Thonon-les-bains
-3ème place en tuls, Open de France, Thonon-les bains
-Participation au championnat d’Europe, combat, catégorie -71kg, Trebon, République Tchèque

 
Partager cet article
Repost0
17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 14:16

Lieu des entraînements:

 

Gymnase du Claux
Avenue Irène et Frédéric Joliot-Curie
26 700 Pierrelatte

FRANCE


Plan d'accès:

Plan-TKD.jpg

 

 

 

 

 

Horaires:

 

Mardi de 20h00 à 22h00: tous niveaux

Jeudi de 20h00 à 22h00: tous niveaux

 

 

Tarif:

 

90€ par an

 

 

 

Contact:

 

taekwondo.pierrelatte@hotmail.fr

 

 

ATTENTION: PAS DE COURS PENDANT LES VACANCES SCOLAIRES, LE GYMNASE EST FERME

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 11:11

Association Pierrelattine de Taekwon-do Traditionnel
Chez M. Mazière Philippe
La Pachote

Route des Barrinques
84 840 LAPALUD


E-mail: taekwondo.pierrelatte@hotmail.fr

 
Partager cet article
Repost0