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  • : Taekwon-do Pierrelatte
  • : Site Internet du club de Taekwon-do traditionnel de Pierrelatte, en Drôme provençale.
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BIENVENUE!

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de l'Association Pierrelattine de Taekwon-do Traditionnel. Vous trouverez sur ce blog toutes les informations concernant le Taekwon-do à Pierrelatte.

 

Bonne navigation et surtout n'hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements:

 

taekwondo.pierrelatte@hotmail.fr

 

INFO IMPORTANTE

17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 14:21
Avant le Taekwon-do 
 
            
En Corée, la première preuve de l'existence d'une forme d'art martial remonte à l’époque des trois royaumes.


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Très vite, des formes d’arts du combat apparaissent, comme dans toutes les civilisations qui se construisent par la guerre. L'une de ces formes les plus anciennes est le Soobak, dont l'origine remonte au IVème siècle au moins.

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A cette époque, les royaumes s’opposent les uns aux autres, et rapidement, sous l’ère Silla (en 735), l’unification du pays est faite.
           
C’est à ce moment-là que le Soobak atteint son âge d'or. Une organisation militaire du royaume de Silla appelée Hwarang-Do joua un rôle très important dans l'unification du pays. Ce groupe d’élite vit le jour sous le règne du XXIVème roi de la dynastie Silla, Chin Hung. C’est de ce groupe d'élite que le Taekwon-do tire ses racines techniques et philosophiques.
          
En effet, le Hwarang-Do était un groupe militaire composé de jeunes gens de familles nobles qui vouaient leur corps et leur esprit au service de la dynastie Silla.
Ils respectaient un code d’honneur mis en place par un moine bouddhiste, Won-Kang :
            -Soyez loyal envers le roi
            -Soyez obéissant de vos parents
            -Soyez fidèle en Amitié
            -Ne fuyez jamais le combat
            -Faites des morts justes
Ces préceptes nous semblent aujourd’hui un brin barbares et dépassés, et l’on passera sur la difficile évaluation de la « mort juste », toujours est-il que pour la première fois en Corée, on associait une discipline morale à une discipline militaire guerrière. Il y a de fortes chances pour que les techniques de combat à mains nues de ce corps d’élite aient été inspirées de techniques de combat venant de Chine, voisin puissant et influant. Cette influence n’est pas anodine, puisque l’on dit que le Kung-fu-wu-shu chinois a été importé d’Inde par un moine bouddhiste. De fait, on peut supposer que de l’Inde à la Corée, via la Chine, ces pratiques martiales ont toujours été associées à la pensée bouddhiste. Quoi qu’il en soit, toute la culture coréenne a été fortement influencée par ces idées, et ce code d'honneur est encore le fondement de certains aspects de la philosophie du Taekwon-do moderne.
           
Sous l’ère Silla, l'étude du Soobak était encouragée par la famille royale, et les individus doués se voyaient promus dans l'armée ou dans le civil.
Des compétitions et des démonstrations commencèrent alors à être organisées afin de distraire la famille royale. Ainsi, durant les festivals du Dan-O, les fêtes de la mi-automne, des tournois de Soobak sont organisés aux côtés de compétitions de lutte coréenne ou de tire à l’arc.
           
Selon certaines sources, le Soobak a été introduit en Chine sous le nom de Kwon-Bup et au Japon, où il aurait donné naissance au Jujitsu et à des formes anciennes de Karaté. Il semble cependant difficile d’affirmer avec certitude la véracité de ces hypothèses, même si dans son ouvrage Karaté, Maître Matutatsu Oyama voit dans le mot « Kara » (dans Kara-té) le dérivé de « Kaya », un royaume du sud de la péninsule coréenne.
           
Sous la dynastie Koryo, le développement du Soobak et des autres formes d’arts martiaux se poursuit, les rois de la dynastie semblant attacher à ces formes de combat un peu plus qu’un simple intérêt curieux. Les concours sont fréquents, et les vainqueurs sont richement récompensés. Certains obtiennent des postes importants de généraux ou de fonctionnaires royaux.
           
Lors de la dynastie suivante, la dynastie Yi, les arts martiaux continuent leur développement. Ainsi, au XVème siècle, le IIIème roi de la dynastie Yi (qui régna de 1401 à 1408) recruta des experts de Taekyon, de Soobak, de lancer de pierre, de tir à l’arc et de Sirum (le Sirum est la lute coréenne)
 afin de constituer une armée solide et efficace. Mais la dynastie Yi fait entrer le pays dans une ère de prospérité culturelle et intellectuelle, acquérant des positions plus pacifistes. L’art martial tombe en désuétude, et ce n’est qu’au XVIème siècle qu’un roi de la dynastie Yi demanda à un général la rédaction d'un livre sur les formes de base du Soobak et du Taekyon, les deux arts martiaux coréens majeurs. Ce volume est actuellement reconnu comme le classique des arts martiaux en Corée. C’est également sous cette dynastie, en 1637, que les mandchous prirent le contrôle du pays.
           
Vers la fin de la dynastie Yi (fin XIXème début XXème siècle), la pratique de l'art martial est presque totalement abandonnée.
Aucun enseignement n'est alors officiellement dispensé et les formes sont transmises de pères en fils ou de professeurs à élèves dans une certaine confidentialité.
           
En 1885, le Japon met fin à l’influence des Qing sur la péninsule coréenne et signe l’arrêt de mort programmé des disciplines martiales coréennes. Quelques années plus tard, en 1910, il annexe le pays. Il le conservera jusqu’en 1945. Avec l'occupation de la Corée par le Japon, la pratique des arts martiaux coréens est proscrite, ainsi que toutes les activités culturelles nationales, et ce afin de réduire l'identité coréenne. Cependant, certains instructeurs d'arts martiaux pratiquent et entretiennent leurs techniques plus ou moins en secret. C'est ainsi que furent transmis et conservés les arts martiaux coréens par une poignée de pratiquants.
 
                                                                               
L’après guerre
            
Après la libération de la Corée en 1945, les arts martiaux coréens amorcèrent une nouvelle ère de développement. En raison de l'influence étrangère sur l'art martial coréen pendant l'occupation japonaise, et de la nécessaire reconquête d’une identité nationale bafouée par les Japonais, de nombreux instructeurs entreprennent la délicate unification des styles coréens. L’un d’entre eux, le Général Choi Hong Hi, aujourd’hui considéré comme le fondateur du Taekwon-do, sera le plus important d’entre eux.
           
En effet, cet expert de Taekyon et de Tang Soo Do (prononciation coréenne des idéogrammes « Karaté », car le Général Choi a appris le Tang Soo Do – Karaté lors de ses études au Japon) commence très tôt à travailler à la fondation d’un art martial coréen moderne, qui mette en avant à la fois la longue tradition martiale coréenne et les avancées de la science. Son travail de développement d’un art martial national commence dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, lorsque, affecté au commandement du Quatrième Régiment de Kwang Ju, il décide d’enseigner aux militaires du camp le Tang Soo Do qu’il a appris et perfectionné au Japon sous la direction de Maître Funakoshi. Ce style est alors souvent désigné par le terme « Style Chang Un », Chang Un étant le nom de plume du Général Choi Hong Hi. Mais le Tang Soo Do est très japonais. Trop pour un militaire aussi patriote que le Lieutenant Choi (il n’est pas encore Général à cette époque). Il faut le faire évoluer par l’apport de la tradition martiale coréenne. Très vite, ce Tang Soo Do n’a plus grand-chose à voir avec le Karaté appris au Japon, ni avec le Taekyon des origines. D’autant plus que le Général Choi commence à réfléchir aux différents apports que les progrès scientifiques peuvent amener à cet art martial, tant sur le plan de l’utilisation du corps que sur le plan des méthodes d’entraînement. Cette étude scientifique du mouvement mettra près de 9 ans avant d’aboutir.
           
Au début des années 1950, le Général Choi prend la tête de l’un des plus importants Kwans (les kwans sont les écoles d'arts martiaux en Corée)
 du pays, le Chung Do Kwan (« École des Vagues Bleues »), jusqu’alors dirigé par Maître Lee Won Kuk. C’est également à cette époque qu’il recrute Maître Nam Tae Hee et Maître Han Cha Kyo, qui vont l’assister dans son enseignement du nouvel art martial coréen.
           
En juin 1954, le Général Choi dirige une démonstration à laquelle assiste le président de Corée du Sud Seung Man Rhee. Ce dernier, impressionné, s’écrie : « Ceci est du Taekyon ! Nos troupes doivent être entraînées à cet art martial ! » Mais l’art du Général Choi n’est pas du Taekyon, pas plus que ce n’est du Tang Soo Do (Karaté). Cependant, le rêve du Général d’enseigner son art aux troupes Sud Coréennes prend corps. En effet, bien que ce nouvel art martial ne soit pas du Taekyon, si le président le voulait, il serait plus facile de le diffuser. D’autant plus que pour de nombreux Maîtres et Généraux de l’armée, cet art martial est encore une forme de Karaté japonais. Il serait donc très difficile de leur faire avaler une telle pilule ! Un art martial venant d’un pays qui a humilié la Corée si longtemps ? Jamais ! La confusion arrange donc bien les affaires du Général Choi : la personne la plus importante pense que cet art martial est du Taekyon, un art martial national très ancien ! Ceux qui ne voient dans cet art qu’une forme de Karaté devront donc se rendre à l’avis du président si ce dernier souhaite une diffusion massive. La Corée du Sud d’alors n’est pas plus une démocratie que sa voisine du Nord : c’est un pays dirigé par un régime autoritaire fort mis en place par des militaires.  
           
Plus tard, le Général Choi est affecté dans les montagnes de Sulrak, où il créé le Oh Do Kwan (École de ma Voie) à travers lequel il développe son art martial. Maître Nam Tae Hee en prend la direction.
           
Mais c’est encore du Tang Soo Do que pratiquent les hommes du Général, même si du Tang Soo Do des débuts, il ne reste que le nom. Il faut donc trouver à ce nouvel art martial une nouvelle appellation. C’est à ce moment-là que le Général Choi forge le mot « Taekwon-do ». Le nom rappelle le mot « Taekyon », il fait donc allusion à un art martial traditionnel de Corée, et il signifie
la Voie (« do ») par l’art de frapper avec les pieds (« tae ») et les poings (« kwon »).  De fait, il n’y avait pas de Taekwon-do avant les années 1950 (et encore moins avant Jésus Christ !), et s’il y a bien une certitude concernant l’histoire de cet art martial, c’est que ceux qui font remonter sa naissance aux temps antédiluviens se trompent, même si l’histoire des arts martiaux est aussi vieille que celle de l’humanité.
           
Toujours est-il que le Général voudrait bien que ce nouvel art martial national coréen soit appelé « Taekwon-do ». Mais plutôt que d’imposer ce nom à tous, le Général Choi met en place un comité national composé de personnalités importantes de l’époque, comme le commandant en chef des armées ou des sénateurs. C’est ce comité qui sera chargé d’étudier les différentes propositions de nom pour le nouvel art martial national : Taekwon-do, Kwon-bup, Tang Soo, etc. À l’issue de la réunion du 11 avril 1955, le nom de Taekwon-do est officiellement choisi. 
 


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Depuis 1955
            
À partir de cet accord sur le nom de « Taekwon-do », les différents insignes des anciennes écoles sont remplacés par ceux du Taekwon-do, et les pratiquants se saluent en criant « Taekwon ! », afin de marquer la différence avec les anciens styles.
           
Mais il faut noter que cette naissance ne s’est pas faite dans la paix et la simplicité. Tout d’abord parce que l’idée d’unification de styles d’arts martiaux est contraire à la tradition asiatique, qui est une tradition de différenciation. Les techniques se transmettent de Maître à élève, et l’élève, lorsqu’il est à son tour Maître, personnalise sa technique et fonde son propre style, qui n’est autre qu’une variante légère du style enseigné par son Maître. De fait, si à la première génération il n’y a qu’un seul Maître et un seul style, il y a de fortes chances pour qu’à la deuxième ou troisième génération de Maîtres de l’école il y ait plusieurs styles. C’est un cheminement naturel pour les pratiquants d’arts martiaux en Asie. C’est donc presque une entreprise contre-nature que le Général Choi s’emploie à conduire. Mais aux yeux de nombreux Maîtres, cette entreprise est justifiée par la situation : entre la mainmise mandchoue et l’occupation japonaise, la Corée doit reconquérir une fierté nationale. Cette reconquête passe par l’établissement d’une identité nationale forte, et donc par l’affirmation de la Corée en tant que grande nation martiale, au même titre que la Chine ou le Japon. Le second problème que rencontre le Général dans l’unification des styles, ce sont les responsables des autres styles eux-mêmes. Tous, comme lui, sont des Maîtres de grande qualité, et peu envisagent de céder leur influence ou de la diluer dans une unification qui leur ferait perdre du pouvoir. Et si le nom choisi le 11 avril 1955 est bien « Taekwon-do », il faut bien reconnaître que l’unification elle-même est loi d’être faite.  
           
En 1957, le président vietnamien se rend en Corée du Sud où il assiste à une démonstration de Taekwon-do. Impressionné, il invite le Général Choi au Viêt-Nam pour y effectuer une tournée de démonstrations. Au même moment, le Général Choi reçoit une invitation de Taiwan. C’est l’occasion de faire découvrir le Taekwon-do à ces deux pays. Une équipe de démonstration est alors crée. Elle part en tournée en 1959 au sud Viêt-Nam et à Taiwan. 
 


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Toujours en 1959, le Général Choi créé le département des Mu Do de l’armée, c’est-à-dire le département des Arts de la Guerre (Mu: activité guerrière / Do: Art, Voie, que nous traduirions par Arts Martiaux)
, département dont il prend la direction. Ce département des Mu Do est important dans le développement du Taekwon-do car il jette les bases d’une future Association Coréenne de Taekwon-do, qui verra le jour quelques temps plus tard. Le but du Général Choi est de créer une structure unifiant les différents styles coréens (les Kwans) avec pour objectif d’adhérer à l’Union Coréenne des Sports, seule structure nationale apte à fournir au Taekwon-do une base de développement solide aux yeux du Général.
           
Mais quatre ans après la réunion du 11 avril 1955, le terme « Taekwon-do » est toujours très peu utilisé, bon nombre de Maîtres responsables de Kwans continuant à utiliser des termes comme Kwon Bup, Kong Soo, Tang Soo, etc., et l’unification des styles est loin d’être une réalité concrète. La véritable unification reste donc à faire. À ces fins, le Général Choi organise une réunion entre les responsables des principaux Kwans afin de trouver un accord. Les cinq principales écoles sont représentées : le Song Moo Kwan (représenté par No Byung Jyk), le Ji Do Kwan (représenté par Yoon Kwe Byung), le Moo Duk Kwan (représenté par Lee Nam Suk), et le Oh Do Kwan et le Chung Do Kwan, représentés tous deux par le Général Choi. À l’issue de la réunion, les responsables des Kwans se mettent d’accord pour appeler l’art martial qu’ils enseignent « Taekwon-do » pour de bon, et ils créent l’Association Coréenne de Taekwon-do. Dès lors, le but du Général est d’affilier l’Association Coréenne de Taekwon-do à l’Union Coréenne des Sports.
           
Nommé ambassadeur de Corée en Malaisie, le Général s’apprête à quitter le pays avant d’avoir eu le temps d’affilier l’Association Coréenne de Taekwon-do à l’Union Coréenne des Sports. Et quelques temps avant son départ, une nouvelle génération de Maîtres prend la direction des Kwans et organise une nouvelle réunion. Le nom est à nouveau changé, et l’Association Coréenne de Taekwon-do devient l’Association Coréenne de Tae Soo Do. Le poste de président est proposé au Général Choi, mais ce dernier refuse, proposant à sa place Chae Myung Shin. Lorsqu’il quitte le pays, il n’a pas réussi à faire rechanger le nom de Tae Soo Do en Taekwon-do.
           
Mais ce n’est pas pour autant qu’il renonce à diffuser son art martial. Et en 1963, alors qu’il est en poste en Malaisie, le Général Choi décide d’organiser une exposition de calligraphie coréenne à laquelle il joint des photographies de Taekwon-do qui font sensation. À la demande des visiteurs de l’exposition, l’ambassadeur Choi tombe la chemise et effectue une démonstration de Taekwon-do ! Inutile de dire que ce fut très mal vu depuis Séoul. Toujours est-il que le gouvernement malais, visiblement convaincu, demande au Général Choi d’organiser une démonstration pour la fête de l’indépendance de la Malaisie. La démonstration est filmée et retransmise dans de nombreux pays d’Asie du Sud-Est. Toujours en 1963, le Taekwon-do est également introduit au Viêt-Nam par le Major Nam Tae Hee, le directeur du Oh Do Kwan.
           
En 1964, le Général Choi répond à l’invitation du major Baek Joon Ki, commandant en chef des troupes coréennes au Viêt-Nam. Ce dernier est également un fameux instructeur de Taekwon-do, et c’est l’occasion pour le Général Choi d’effectuer un stage de perfectionnement des instructeurs présents
. À l’occasion de ce stage, le Général Choi introduit les Tuls, alors appelés Hyongs (prononciation chinoise de l’idéogramme « Tul »), c’est-à-dire les formes codifiées du Taekwon-do, qui formeront l’essence technique de cet art martial. Les Hyongs sont enseignés aux membres présents, avec pour consigne de les transmettre à leur tour à leurs élèves. À la fin de l’été 1964, vingt des vingt-quatre Hyongs sont achevés, et le Général Choi fait parvenir aux instructeurs du Chung Do Kwan et du Oh Do Kwan un manuscrit détaillant les Hyongs à enseigner.
           
Lorsque le Général Choi retourne en Corée en 1965, l’Association Coréenne de Tae Soo Do est membre de l’Union Coréenne des Sports. Mais les règles utilisées pour les compétitions sont trop proches de celles du Karaté japonais, et rien ne permet de différencier le Taekwon-do/Tae Soo Do du Karaté. Le Général Choi entreprend donc à nouveau de modifier cela. Il se fait élire président de l’Association Coréenne de Tae Soo Do et modifie à nouveau le nom en Association Coréenne de Taekwon-do. Le vote lui est favorable d’une seule voix. On voit donc bien à quel point le Taekwon-do s’est développé dans une atmosphère de concurrence entre les différents responsables de Kwans et un Général Choi très rigide, sans doute très hermétique aux propositions des autres.
           
Toujours en 1965,
le Général Choi dirige une tournée internationale de démonstration qui passera par l’Allemagne de l’Ouest, l’Italie, la Turquie, les Émirats Arabes Unis, la Malaisie et Singapour. Les noms des membres de l’équipe de démonstration d’alors sont depuis rentrés dans la légende : Han Cha Kyo (VIème dan à l’époque), Kim Jun Kun (Vème dan), Kwon Jae Hwa (Vème dan) et Park Jong Soo (Vème dan).  


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La tournée est un succès, et des associations nationales sont créées dans ces pays.
           
Le 22 mars 1966, neufs pays se réunissent pour former la Fédération Internationale de Taekwon-do, l’I.T.F. (International Taekwon-do Federation) :la Corée du Sud, le Vietnam, la Malaisie, Singapour, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, la Turquie, l’Italie et les Émirats Arabes Unis. Le siège de l’ITF est à Séoul, en Corée du Sud. Le Général Choi en est élu président. Le Taekwon-do est alors reconnu comme l’art martial national de la Corée. Cette même année 1966, le Général Choi rencontre Maître Oyama, le fondateur du Karaté Kyokushin-Kaï, à Tokyo. La rencontre est importante, car Maître Oyama, de son nom de naissance Choi Bae Dal, est un Coréen expatrié au Japon depuis des années. Le Général cherche donc en lui un allié pour développer un art martial national coréen. Mais l’homme préfère la simplicité, et la vie tumultueuse du Général Choi ne l’attire pas. Les deux hommes se sépareront en très bons termes.
           
En 1968, le Général Choi visite la France à l’occasion du symposium sur le sport militaire. Les représentants de 32 pays sont les témoins d’une démonstration historique.

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La même année, la Grande Bretagne forme une association nationale de Taekwon-do, et le Général se rend en Espagne, au Canada, aux Pays Bas, en Belgique et en Inde.
           
En 1969, le Général effectue une tournée dans 29 pays afin de rencontrer les instructeurs des ces différents pays et effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l’Encyclopédie (©1972).
           
L’année 1970 fut à l’image de 1969. Le Général voyagea dans le monde entier pour faire découvrir le Taekwon-do et conduire des séminaires pour former des instructeurs ou perfectionner la technique de ceux-ci.
           
En 1971, le nouveau directeur du Département des Mu Do de l’armée, Kim Jong Hyun, demande au Général Choi de choisir des instructeurs pour introduire le Taekwon-do en Iran.
 
 
Les années 1970 et le temps des ruptures
        
Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, la situation politique de la Corée est précaire, et le Général est une personnalité importante. Il jouera un rôle très important dans la constitution de la Corée du Sud, et le Taekwon-do et son développement seront toujours liés à des enjeux politiques. Ainsi, lorsque le Général Choi entre en conflit avec le président Park Chung Hee, ce dernier fait en sorte de nommer à la tête de l’Association Coréenne de Taekwon-do l’un de ses proches : Kim Un Young. À partir de cet instant, l’Association Coréenne de Taekwon-do entre en concurrence avec la Fédération Internationale de Taekwon-do, l’I.T.F., présidée par le Général. Ce conflit est d’autant plus virulent que des responsables de Kwans soutiennent activement la démarche de Kim Un Young. En effet, les rancoeurs sont grandes, et les conflits qui ont opposé le Général à certains responsables de Kwans n’est pas terminé. Certaines sources évoquent également le fait que le Général Choi ne reconnaissait officiellement que les ceintures noires issues du Oh Do Kwan et du Chung Do Kwan. C’est sans doute vrai, connaissant la personnalité du Général Choi. Mais comme nous avons pu le constater, les Maîtres responsables des Kwans, le Général Choi compris, ne sont pas des personnes faciles, et il semble que quoi qu’il en soit, l’entreprise d’unifier les styles était bien difficile tant les personnalités sont fortes et indépendantes. Les oppositions sont nombreuses, et il n’est pas ici question de juger les actes des uns et des autres.
           
Cette opposition entre l’I.T.F. et l’Association Coréenne de Taekwon-do atteint son apogée en 1971 lorsque, sentant le gouvernement sud coréen de plus en plus présent, le Général Choi décide de réunir le Bureau de l’I.T.F. afin de faire part de son intention de quitter la Corée et de déplacer le siège de l’I.T.F. Son choix se portera sur le Canada, d’où il espère pouvoir développer le Taekwon-do dans les pays du bloc de l’Est et dans les pays du Tiers Monde, jouant sur la neutralité du Canada ainsi que sur sa position géographique centrale, entre l’Europe, l’Amérique et l’Asie. De plus, l’un de ses premiers élèves, Grand Maître Park Jong Soo, est déjà installé au Canada, où il a établi une solide organisation nationale. Après consultation des pays membres de l’I.T.F., le Général Choi décide donc de déplacer le siège de la fédération de Séoul à Toronto, au Canada.
           
Lorsque le gouvernement sud coréen l’apprend, il fait tout pour ramener le Général Choi au pays. Il est en effet inacceptable que l’un des pères fondateurs de l’Armée Coréenne, ambassadeur, et président de la fédération représentant l’art martial qui fait la fierté nationale quitte la Corée. Toutes les démarches pour ramener le Général Choi échouant, le président de l’Association Coréenne de Taekwon-do est chargé de monter une fédération internationale concurrente de l’I.T.F. Très vite, Kim Un Young réunit autour de lui des Maîtres responsables de Kwans afin de refonder et unifier à nouveau les styles coréen. Le Taekwon-do du Général Choi est modifié, transformé, et une nouvelle fédération internationale est crée en 1973 pour représenter ce nouveau Taekwon-do : la World Taekwon-do Federation (W.T.F.). Ce n’est certes pas à proprement parler du Taekwon-do, puisque seul l’art martial fondé par le Général Choi Hong Hi peut revendiquer cette appellation, mais le Taekwon-do est déjà tellement populaire qu’il serait maladroit de choisir un autre nom, même si d’un point de vue qui n’engage que nous de nombreux conflits postérieurs entre l’I.T.F. et la W.T.F. auraient été évités si Un Yong Kim avait choisi un autre nom, comme Tae Soo Do, par exemple.
           
Entretemps, le Général Choi introduit le Taekwon-do en Bolivie, en République Dominicaine, à Haïti et au Guatemala en 1972.
           
Mais dès la fondation de la W.T.F., tout est fait pour séparer le Général de ses premiers élèves. Promesses ou menaces conduisent de nombreux élèves du Général à quitter l’I.T.F. pour rejoindre la W.T.F. Ce fut par exemple le cas de Grand Maître Lee Kwan Young, pionnier du Taekwon-do en France, qui finira par rejoindre la W.T.F., même s’il s’en tiendra souvent à l’écart en France. Nombreux sont les instructeurs installés à l’étranger à quitter le Général. Quant à ceux restés en Corée, la question ne se pose même pas.
           
Mais le Général Choi continue son travail de développement du Taekwon-do originel, et une nouvelle équipe de démonstration part en tournée dès novembre-décembre 1973. Maître Park Jong Soo, désormais VIIème dan, en fait toujours partie. Il est accompagné par Maître Rhee Ki Ha, Maître Park Sun Jae, Maître Kong Young Il et Maître Choi Chang Keun. Ils visitent 23 pays d’Europe, d’Asie, du Moyen Orient et d’Afrique, et établissent des organisations nationales dans 5 d’entre eux. Près de 100 000 personnes assisteront aux diverses démonstrations effectuées pendant la tournée.
           
En 1974, le Général Choi assiste à l’organisation du premier Championnat du Monde à Montréal (Canada). En novembre-décembre, la quatrième équipe de démonstration est constituée autour des dix meilleurs instructeurs de la planète. Elle effectuera des démonstrations en Jamaïque, à Curaçao, au Costa Rica, en Colombie, au Venezuela et à Surinam.
           
En 1976, le premier Championnat d’Europe est organisé à Amsterdam (Pays Bas) et le Général Choi effectue une tournée de séminaires de perfectionnement en Iran, en Malaisie, en Indonésie et en Europe.
           
En septembre 1977, le Taekwon-do poursuit son développement en Malaisie, en Australie, en Nouvelle Zélande, et au Japon, où il dénonce publiquement l’utilisation politique du Taekwon-do que fait le président sud coréen Park Chung Hee.   
           
En 1978, la cinquième équipe de démonstration est constituée. Elle comprend Maître Choi Chank Keun, Park Jung Tae, Rhee Ki Ha et Leong Wei Meng. La tournée passe par la Suède, la Pologne, la Hongrie et la Yougoslavie. Toujours en 1978, le Général Choi effectue une tournée qui passe par la Malaisie, le Pakistan, le Kenya et l’Afrique du Sud. Il est alors accompagné par Grand Maître Rhee Ki Ha.
           
En 1979, l’AETF (All Europe Taekwon-Do Federation) est fondée à Oslo (Norvège). L’organisation regroupe les différentes fédérations européennes. Le Général Choi visite la Suède, le Danemark, l’Allemagne de l’Ouest, la France et le Groenland accompagné par Khang Su Jong et Rhee Ki Ha. En novembre, la sixième équipe de démonstration est constituée. Elle comprend Kim Jong Chan, Choi Chang Keun, Rhee Ki Ha, Park Jung Tae, Lee Jong Moon, Chung Kwang Duk, Kim Suk Jun et Michael Cormack.
           
Au début des années 1980, il ne reste plus qu’une dizaine d’instructeurs coréens encore fidèles au Général. Le travail de développement est difficile tant la W.T.F., appuyée par l’appareil d’État sud coréen et par le C.I.O (longtemps présidé par Un Young Kim)
, est puissante comparée à la petite I.T.F., et le Général doit quasiment tout reprendre à zéro.
           
Pourtant, cette même année 1980, une équipe de 15 membres (comprenant son fils Grand Maître Choi Jung Hwa) effectue une tournée en Corée du Nord, pays natal du Général Choi, répondant ainsi à une invitation du président de l’Union des Sports de République Populaire Démocratique de Corée. C’est la première fois que le Taekwon-do est introduit dans ce pays. La tournée est un succès, et on demande au Général Choi d’envoyer des instructeurs en Corée du Nord afin d’y enseigner le Taekwon-do. À ces fins, le Général prépare Grand Maître Park Jung Tae pendant six mois dans sa propre cave.
           
Après le passage de Grand Maître Park Jung Tae, une nouvelle génération d’instructeurs de très grande qualité voit le jour en Corée du Nord. Le Général Choi est alors convaincu qu’il y a désormais assez d’instructeurs de qualité pour développer le Taekwon-do dans le monde entier.
           
De cette époque date la séparation entre un Taekwon-do traditionnel fruit du travail du Général Choi très représenté en Corée du Nord et un Taekwon-do issu de la refonte de 1973 très représenté en Corée du Sud. De ce fait, on pense souvent que le Taekwon-do du Général Choi est un art martial nord-coréen, dépendant de la Corée du Nord, et que le Taekwon-do de la W.T.F. un Taekwon-do sud-coréen. En réalité, le Taekwon-do n’est ni nord-coréen ni sud-coréen puisque l’homme qui l’a développé pour en faire l’art martial qu’il est aujourd’hui a commencé son travail d’élaboration bien avant la partition du pays. Toujours est-il qu’il n’y a pas de Taekwon-do traditionnel issu de l’I.T.F. du Général Choi en Corée du Sud, et qu’il n’y a pas non plus de Taekwon-do issu de la refonte de 1973 et des la W.T.F. en Corée du Nord.
           
En janvier 1981, le Championnat du Pacifique est organisé et la fédération du Pacifique Sud est créée, ainsi que la fédération australienne. En juin, le Général dirige la septième équipe de démonstration pour une tournée au Japon. En octobre, il dirige un séminaire de perfectionnement des instructeurs nord-coréens, et en novembre, il met sur pied une équipe de démonstration composée de Nord-coréens et de Sud-coréens.
           
En 1982, après une brillante démonstration des Maîtres Park Jung Tae, Kim Suk Joon et Jong Young Suk, une école de Taekwon-do est ouverte au Japon. C’est l’un des rêves du Général qui se réalise : exporter le Taekwon-do dans le pays qui a dominé et humilié la Corée pendant des décennies. En octobre et en novembre, le Général visite le Groenland, le Royaume Uni, l’Allemagne de l’ouest, l’Autriche, le Danemark, la Pologne, la Hongrie, la Yougoslavie, la Tchécoslovaquie et le Finlande. Il est accompagné des maîtres Han Sam Soo et Park Jung Taek (qu'il ne faut pas confondre avec Grand Maître Park Jung Tae)
. Un nouveau championnat d’Europe est organisé à Naples, en Italie.
           
En 1983, il visite les États-Unis d’Amérique accompagné par Maître Lee Suk Hi, le président de la fédération d’Amérique du Nord. Il promeut Charles Sereff, le président de la fédération américaine de Taekwon-do au rang de Maître VIIème dan.
           
En 1985, le siège de l’I.T.F. déménage de nouveau pour Vienne, en Autriche, où il est encore de nos jours.
           
Mais la vie du Taekwon-do traditionnel n’est pas un long fleuve tranquille, et l’un des plus talentueux élèves du Général Choi quitte l’I.T.F. pour fonder sa propre fédération en créant la G.T.F. (Global Taekwon-do Federation), Grand Maître Park Jung Tae. Sans doute peut-on voir là l’illustration de la tradition asiatique qui veut que lorsque l’élève s’émancipe, il quitte l’école de son Maître pour fonder la sienne. Toujours est-il que malgré son départ de l’I.T.F., Grand Maître Park Jung Tae sera honoré en 2002 lors du championnat d’Europe qui s’est déroulé en République Tchèque, où une minute de silence sera effectuée en l’honneur de sa mort.
           
Mais un autre conflit, d’importance également, va opposer le Général Choi à l’une des personnes les plus proches de lui : son fils, Grand Maître Choi Jung Hwa. Lui aussi quittera l’I.T.F. du Général Choi pour fonder sa propre fédération. On peut tout de même noter que malgré les conflits de personnes, ceux qui quittèrent le Général Choi après la consolidation de la W.T.F. ont poursuivi l’enseignement du Taekwon-do du Général Choi ou en tout cas d’un Taekwon-do voisin (les Tuls, par exemple, sont conservés quelle que soit la fédération), mais n’ont pas rejoint la W.T.F.
           
Dans les années 1990, le Taekwon-do poursuit son développement, tant international que technique. Il revient en France par le biais d’instructeurs venus d’horizons différents et formés par des Maîtres d’origines très diverses. Aujourd’hui, pourtant, il faut bien reconnaître que l’importance du Taekwon-do traditionnel en France par rapport au Taekwon-do de la W.T.F. est proportionnelle à l’importance économique du Bengladesh par rapport aux États-Unis d’Amérique…
           
Durant toutes ces années, le Général Choi n’aura de cesse de développer le Taekwon-do dans le monde entier. Et sa personnalité, certes souvent controversées, est le ciment d’une I.T.F. de plus en plus forte. De fait, lorsqu’il décède en 2002, l’I.T.F. perd son chef naturel et rentre dans une période de troubles qui va voir la fédération se scinder en deux. En effet, lors du service funèbre rendu en l’honneur du Général, à Pyongyang, un congrès extraordinaire de la fédération est tenu afin de désigner un successeur. À cette occasion, Ung Chang, un Nord-coréen membre du C.I.O. est nommé à la tête de l’I.T.F., emportant l’adhésion des Maîtres et Grands-Maîtres Nord-coréens et d’une grande partie des représentants nationaux présents. Mais les modalités d’organisation de ce congrès sont très vite remises en cause par des hauts responsables de la fédération, et la nomination de Ung Chang au post de président est critiquée et remise en question. Un groupe s’est donc créé en réaction à cette nomination, et, quelques temps plus tard, une autre I.T.F. a vu le jour, issue de cette nouvelle séparation. Ce congrès a donc donné naissance à une I.T.F. dirigée par Ung Chang et une I.T.F. issue de cette opposition, dirigée par Maître Tran Trieu Quan.   
 
 
Et aujourd’hui ?
 
Les relations I.T.F. – W.T.F.  
          
Aujourd’hui, et après une séparation de plus de trente ans, les deux fédérations de Taekwon-do, l’I.T.F. et la W.T.F., sont sur le chemin de la réconciliation. Les deux fédérations sont en pourparlers, et en vue d’une éventuelle association des deux (une fusion semble pour l’heure difficile), les règles de compétitions de combat évoluent dans le sens de l’unification. Mais là encore la réunion des deux styles sera très difficile tant il semble difficile de faire changer les uns et les autres. Le Taekwon-do de l’I.T.F. et celui de la W.T.F. ont suivi des évolutions techniques diamétralement opposées. Le principes philosophiques qui les fondent sont certes issus de la même tradition martiale, mais les principes physiques qui les justifient en tant qu’arts martiaux uniques sont tellement éloignés que l’on voit mal comment l’on pourrait contraindre des Maîtres qui ont voué leur vie toute entière au développement de l’un de ces styles à adopter l’autre ou à le modifier pour le rendre plus proche de l’autre. Toujours est-il que malgré les rancoeurs entretenues par le Général Choi contre la W.T.F., un Taekwon-do unifié restait son rêve, ultime symbole d’une réunification des deux Corée.  
 
 
Les fédérations de Taekwon-do traditionnel
            
Comme nous avons pu le voir, l’I.T.F. du Général Choi n’est plus depuis bien longtemps la seule organisation internationale à diffuser le Taekwon-do des origines. Et si la plus grande partie des Maîtres qui ont quitté le Général dans les années 1970 ont rejoint la W.T.F. et adopté le nouveau style, nombreux sont ceux à avoir quitté le Général tout en poursuivant l’enseignement d’un Taekwon-do originel. De fait, les organisations internationales de plus ou moins grande taille développant le Taekwon-do du Général Choi sont très nombreuses, même si la principale reste l’I.T.F. présidée par Ung Chang et soutenue par les Maîtres coréens. Sans faire de liste exhaustive, on pourrait relever parmi les fédérations les plus influentes :        
-L’I.T.F. présidée par Ung Chang et soutenue par les Maîtres coréens.        
-L’I.T.F. présidée par Maître Tran, plus occidentale (aucun Maître Nord Coréen n’a rejoint cette fédération).          
-L’I.T.F. présidée par Grand Maître Choi Jung Hwa.          
-La G.T.F. de Grand Maître Park Jung Tae.
-Le Taekwon-do Kwon Jae-Hwa (surtout présent en Allemagne et aux Etats Unis)
           
Il en existe bien d’autres, plus ou moins importantes, plus ou moins influentes, dont le rôle est souvent régional. Ainsi, aux États-Unis, ces « fédérations » sont très nombreuses, mais souvent très faibles, et ne tiennent que par le charisme d’un Maître coréen.
 

Conclusion
           
Avec le Taekwon-do, le général Choi a inventé un art martial moderne, universel, affranchi des frontières entre pays et cultures. Il lui a voué sa vie tout entière, continuant à le faire évoluer toute sa vie durant. Mais l’histoire de cet art martial est jalonnée de conflits entre les Maîtres et Grands Maîtres responsables de Kwans, puis entre les différentes fédérations revendiquant toutes, bien-sûr, un Taekwon-do originel et authentique. Aujourd’hui, il n’y a qu’un seul art martial qui puisse prétendre au nom « Taekwon-do », c’est celui enseigné via les diverses fédérations issues de l’I.T.F. fondée par le Général Choi en 1966. Car si ces fédérations s’opposent d’un point de vue administratif, les Taekwon-do qu’elles diffusent restent très similaires. Les Tuls sont enseignés, la philosophie du mouvement est la même, l’ouvrage de référence est l’Encyclopédie du Général Choi. Le Taekwon-do de la W.T.F. n’est pas à proprement parler du Taekwon-do. C’est un art martial à part entière, noble, cohérent, reposant sur des principes philosophiques voisins de ceux sous-tendant le Taekwon-do des I.T.F./G.T.F., mais les principes physiques et la science du mouvement sont diamétralement opposés. Il n’y a rien à voir entre un mouvement de Taekwon-do version I.T.F. et un mouvement de Taekwon-do version W.T.F.
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