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  • : Taekwon-do Pierrelatte
  • : Site Internet du club de Taekwon-do traditionnel de Pierrelatte, en Drôme provençale.
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BIENVENUE!

Bonjour à tous et bienvenue sur le blog de l'Association Pierrelattine de Taekwon-do Traditionnel. Vous trouverez sur ce blog toutes les informations concernant le Taekwon-do à Pierrelatte.

 

Bonne navigation et surtout n'hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements:

 

taekwondo.pierrelatte@hotmail.fr

 

INFO IMPORTANTE

18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 09:48
Qu’est-ce que le Taekwon-do traditionnel ?

 

 
Le Taekwon-do est un art martial coréen officiellement né le 11 avril 1955. C’est à la fois l’aboutissement d’une longue tradition martiale et le fruit du travail de synthèse d’un homme : le Grand Maître Choi Hong Hi.
           
Le Taekwon-do traditionnel se définit comme la Voie (« do ») par l’art de frapper avec les pieds (« tae ») et les poings (« kwon »).
           
La Voie (avec un « V » majuscule), c’est celle du Taoïsme, « tao » en chinois se prononçant « do » en coréen. C’est donc une recherche de l’harmonie et de la paix intérieure par le biais d’exercices d’autodéfense. Concrètement, on définit le Taekwon-do comme étant l’utilisation scientifique et rationnelle du corps dans un but d’autodéfense par la recherche de la puissance et de l’efficacité maximale pour chaque mouvement.
 

Pourquoi scientifique ?
        
On dit que le Taekwon-do est un art d’autodéfense basé sur l’utilisation scientifique du corps car il prend en compte les travaux de Newton sur les corps. Sans rentrer dans les détails, la loi de Newton dit que toute force créée sur un corps a une force égale et opposée. Ce qui signifie que lorsqu’une voiture se fracasse contre un mur avec une force de 2000 livres, le mur lui retourne une force de 2000 livres. Ainsi, si un adversaire se rue sur vous à toute vitesse, le coup que vous lui porterez verra sa puissance dévastatrice augmenter grâce à la vitesse propre de votre adversaire. Ce premier élément fait du Taekwon-do un art d’autodéfense par définition, et non un art d’attaque, puisque pour qu’un mouvement de Taekwon-do atteigne sa pleine efficacité, il nécessite une force opposée. Cette force est appelée « force de réaction ». Même un individu très faible peut faire de très grands dégâts s’il sait saisir la force de réaction de son opposant. Il existe cependant une deuxième force de réaction, la vôtre, lorsque, par exemple, vous effectuez un coup de poing, vous utilisez l'autre bras pour augmenter la puissance en tirant dans la direction opposée de la frappe. Cette deuxième force de réaction est un élément fondamental du maintien de l’équilibre et à l’accélération du mouvement, indispensables à l’obtention de la puissance maximale.  
         
Par ailleurs, le Taekwon-do met en application les lois de la physique concernant les masses. En effet, l’énergie maximale est obtenue par le poids maximal à la vitesse maximale. C’est pour cela que chaque mouvement de Taekwon-do s’effectue par un mouvement de vague élan/haut/bas par flexion des genoux, associé à une rotation des hanches. Les parties lourdes et lentes du corps (bassin) entraînent les parties légères et rapides pour leur donner plus de vitesse et leur transmettre leur puissance. Il est donc important d’employer toute la masse de son corps, aussi faible soit-elle, pour augmenter la puissance d’un mouvement.
           
Pour finir, le Taekwon-do est un art martial scientifique, ou plutôt rationnel, en ce sens que les cibles du corps sont attaquées avec les armes naturelles correspondantes. Par exemple, les yeux, cible petite et fragile seront attaqués avec le bout des doigts qui pénètre à l’intérieur, et non avec la paume de la main. En effet, même si cette arme naturelle est très efficace et puissante, elle ne correspond pas à une cible de ce type. Il est important également de faire correspondre l’arme naturelle avec l’objectif. Si l’objectif est de casser un os, il faudra utiliser une arme naturelle susceptible de faire ce type de dégâts. De façon générale, il est important de concentrer au maximum l’énergie dans une arme naturelle dure si l’objectif visé est de casser un os (dans les deux premières phalanges du poing, par exemple, qui vont frapper le nez ou la mâchoire), et au contraire d’élargir la zone de frappe si l’on veut faire des dégâts internes sans casse (par exemple la paume de la main frappant les côtes : les os ne casseront pas, mais les dégâts faits aux organes internes auront tout autant d’efficacité). Il convient d’adapter de façon rationnelle l’outil de frappe (attaque ou blocage) à la cible visée.
 
 
L'importance de la vitesse :
           
Plus que l’utilisation de la masse, la vitesse est un élément essentiel de la puissance. Selon la formule, la Force est égale au produit de la Masse par l’Accélération (F=M×A), ou encore l’Energie est proportionnelle au produit de ½ de la Masse par la Vitesse au carré (E=1/2×M×V2). Alors que la masse est divisée par 2, la vitesse est multipliée par elle-même. Il est donc beaucoup plus important d’être rapide que lourd.
 
Exemple :
Un individu de 80kg frappe avec une vitesse de 50Km/h (cette vitesse est tout-à-fait hypothétique). Le résultat de l’opération est :
½ de 80 multiplié par 50 au carré : 40×50×50=100 000.
Maintenant un individu 2 fois plus léger (40kg) frappe deux fois plus vite. On obtient l’opération suivante :
½ de 40 multiplié par 100 au carré : 20×100×100=200 000.
Ce qui signifie qu’une personne de 40kg donnera un coup deux fois plus puissant qu’une personne de 80kg si elle frappe seulement deux fois plus vite, alors qu’elle est deux fois plus légère.
           
Lorsque l’on voit la différence physique qu’il y a entre une personne de 40kg (un enfant de 13 ans, par exemple) et une personne de 80kg (un rugbyman d’1m 75), on a du mal à croire qu’elle puisse être plus puissante. Pourtant, c’est ce que le Taekwon-do enseigne. Il faut par ailleurs savoir qu’il est beaucoup plus facile pour quelqu’un de léger d’être rapide que pour quelqu’un de lourd.
           
En conclusion, nous dirons que le Taekwon-do est l’Art Martial qui apprend à utiliser toutes les capacités de son corps, aussi frêle soit-il, afin d’obtenir le maximum de puissance. Il faut savoir qu’un être humain normal utilise entre 10 et 20% seulement de ses capacités physiques. En apprenant à utiliser son corps à 100% des ses capacités par l’étude de la théorie de la puissance et des particularités physiques de chaque mouvement (timing, contraction, décontraction etc.), l’adepte de Taekwon-do fait de son corps une véritable arme. 
 
 
Le Taekwon-do traditionnel en France
            
Le premier instructeur de Taekwon-do à avoir été envoyé en France par le Général Choi fut Grand-Maître Lee Kwan Young dans les années 1970. Mais lorsque le conflit éclata entre le Général Choi et le gouvernement de Corée du Sud (voir la rubrique "Histoire du Taekwon-do"), Grand-Maître Lee prit la décision de ne pas suivre le Général Choi. Il ne poursuivit donc pas l’enseignement du Taekwon-do du général, mais celui issu de l’Association Coréenne de Taekwon-do de Kim Un Young et des Maîtres des Kwans qui n’ont pas approuvé le Général lors des différents conflits qui les ont opposés. De fait, le Taekwon-do qui s’est développé en France à partir de la fin des années 1970 est le Nouveau Taekwon-do, celui qui sera placé sous l’égide de la W.T.F. et qui sera reconnu sport olympique lors des J.O. de Séoul. Dès lors, il est devenu très difficile pour le Taekwon-do traditionnel du Général Choi de se développer en France, même s’il survit tant bien que mal à travers quelques clubs, notamment à Limoges (voir le site du club de Limoges).
           
Il faut attendre les années 1990 pour que le Taekwon-do traditionnel du Général Choi se réimplante en France avec l’arrivée d’instructeurs comme Thierry Reynaud (actuellement instructeur à Brest), Vladimir Béliakov ou Martin Kountchev (actuellement instructeur à la Mure, dans la région Grenobloise). Ces instructeurs venus d’horizons très différents, et issus de cultures martiales souvent éloignées, s’unissent aux côtés de Pierre Sabbah, l’un des plus anciens élèves de Maître Lee Kwan Young, qui a connu le Taekwon-do avant la séparation entre l’école du Général Choi et l’école des autres Kwans.
           
Mais la crise subie par l’I.T.F. lors de la mort du Général Choi frappe durement cette union naissante, et les instructeurs français se séparent, les uns pour suivre l’I.T.F. de Maître Tran Trieu Quan, les autres pour suivre les Grands Maîtres nord-coréens (au sujet de cette séparation, voir la rubrique "Histoire du Taekwon-do").   
 

Le Taekwon-do traditionnel et les autres arts martiaux
       

Arts martiaux, sports de combat, méthodes d’autodéfense : où se situe le Taekwon-do traditionnel ?

            
On peut classer les disciplines de combat en trois catégories :
                       
-Les méthodes d’autodéfense : ce sont des méthodes dont le but est uniquement de se défendre contre ou de maîtriser un ou plusieurs adversaires, sans aucune préoccupation philosophique. Le mot d’ordre est efficacité. Ce sont les disciplines de combat les plus proches de ce que furent les arts martiaux des débuts : des disciplines « guerrières » et uniquement guerrières. Elles sont pratiquées par les forces d’intervention de la police, de la gendarmerie, etc. Toutes les unités spécialisées de toutes les polices du monde pratiquent de telles disciplines. En Israël, ces méthodes sont connues sous le nom de Krav-maga, par exemple.
                       
-Les sports de combat : ce sont des sports d’opposition dans lesquels deux individus s’affrontent au corps à corps. À l’issue d’une rencontre, il y a un vainqueur et un vaincu. Là encore, il n’y a pas de préoccupation philosophique. Mais à la différence des méthodes d’autodéfense, il y a des techniques autorisées et des techniques interdites. C’est un jeu plus ou moins violent selon le sport de combat, mais les affrontements sont réglés et encadrés par des règles qui rapprochent ces sports d’autres sports duels comme le tennis. De ce fait, les pratiquants de sports de combat ont un entraînement orienté en fonction de ce qui est autorisé et de ce qui est interdit en compétition.
                       
-Les arts martiaux : ce sont à la fois des disciplines d’autodéfense (ne serait-ce que d’un point de vue historique) dans leur pratique de base, des sports de combat quand il s’agit de rencontres de compétition, mais aussi des disciplines philosophiques dans le sens commun du terme : recherche d’une certaine sagesse. Le but des arts martiaux du « do » (la Voie) est d’unifier le corps et l’esprit selon l’adage « un esprit sain dans un corps sain », de même que d’unifier l’individu dans l’univers. Il y a une recherche d’harmonie qui ne se retrouve pas dans les buts premiers des sports de combat et des méthodes d’autodéfense. Tout en sachant qu’une telle quête de sagesse et d’harmonie peut se faire à travers toute activité humaine : peinture, arts de la table, n’importe quel métier, mais aussi, et c’est là l’ambiguïté, bien souvent, à travers la pratique d’un sport de combat, d’une méthode d’autodéfense ou de tout autre sport dès lors qu’il s’agit d’unifier notre ego avec l’univers plutôt que de le développer par la victoire. Ce qui différencie un art martial d’un sport de combat ou d’une méthode d’autodéfense, c’est cette recherche affichée et revendiquée de l’harmonie. Il s’agit d’opposer le corporel et le spirituel, le dur et le souple, l’artistique et le guerrier, etc., pour les harmoniser. En ce sens, le Taekwon-do est un art martial au sens fort du terme. C’est une méthode d’autodéfense, un sport de combat, mais aussi et surtout une recherche de l’harmonie et de la sagesse par le travail d’une méthode d’autodéfense et d’un sport de combat. Ces deux éléments sont donc des moyens, et non des fins. Le but du pratiquant de Taekwon-do n’est pas de triompher d’un éventuel adversaire, si ce n’est de lui-même.

            
Le Taekwon-do et les arts martiaux chinois
            
Les arts martiaux chinois, souvent désignés par le terme générique « Kung fu », font souvent sourire les spécialistes de méthodes d’autodéfense pure en raison de leurs rituels empruntés aux animaux et de leurs amples mouvements tout en souplesse. Et bien qu’il soit erroné de croire que ces arts martiaux manquent d’efficacité en situation de combat réel, il est vrai qu’ils ont poussé la ritualisation plus loin que les arts martiaux coréens et japonais. Leur pratique est souvent liée de très près à la méditation et au bouddhisme. Et même s’il est très difficile de généraliser, on peut tout de même dire que beaucoup d’arts martiaux chinois paraissent très ésotériques aux yeux d’Occidentaux cartésiens. Le Taekwon-do se veut plus pragmatique dans ses mouvements. On a coutume de dire que la finalité de tous les mouvements de Taekwon-do peut être comprise par un novice s’ils sont bien exécutés. On pourrait donc dire que la différence essentielle entre les arts martiaux chinois et le Taekwon-do est la simplicité. Le mouvement de Taekwon-do est plus simple, plus direct et plus aisément compréhensible, même lorsqu’il est travaillé sans partenaire, dans le vide. 

 
Le Taekwon-do et les arts martiaux japonais
            
Tout comme les arts martiaux chinois, les arts martiaux japonais sont très divers et très riches. Il est donc difficile, là encore, de généraliser.
           
-Le Taekwon-do et les arts de projections et de luxations : Judo, Aïkido, Aïki-jutsu, etc. : ces arts martiaux ont fondé leur existence sur la richesse, la diversité et la complexité des techniques de saisies, de projections et de luxations. Le Taekwon-do est un art « pieds-poings », et, en tant que tel, ne met pas l’accent sur ces aspects de la pratique martiale. Ces techniques sont une composante mineure et moins approfondie du Taekwon-do. Elles existent, car il ne peut y avoir de pratique martiale riche et profitable que dans la diversité (de même que les techniques de frappes existent aussi en Judo ou en Aïkido), mais le Taekwon-do veut rester pragmatique : lorsqu’on est dans le versant autodéfense, il faut envisager de devoir se défendre contre plusieurs adversaires en même temps. Ce qui n’est possible que si l’on peut neutraliser un adversaire le plus rapidement possible sans s’exposer au danger.
           
-Le Taekwon-do et les Karatés : les différents Karatés (Karaté Shotokan, Karaté Kyokushinkaï, etc.), sont sans aucun doute les arts martiaux qui ressemblent le plus au Taekwon-do. Comme lui, ce sont des arts martiaux qui ont fait le choix de la percussion, tout en maintenant un travail de projections, de balayages, de saisies et de luxations. Ce sont des arts martiaux très complets, et dont l’approche philosophique est souvent très proche. Il peut d’ailleurs paraître difficile de faire la différence entre les Karatés et le Taekwon-do tant les mouvements peuvent sembler similaires. En réalité, il y a sans doute plus de différences entre le Taekwon-do et les Karatés qu’entre le Taekwon-do et les arts martiaux chinois. En effet, les principes physiques qui fondent ces deux styles sont à l’opposé l’un de l’autre. Pour le Karaté, il s’agit d’aller chercher l’énergie dans l’équilibre, la stabilité, la rectitude. Le Taekwon-do, lui, va chercher l’énergie et la puissance dans la souplesse, la flexibilité et les mouvements rebondissants. C’est toute la science du mouvement qui oppose le Taekwon-do et le Karaté. Par ailleurs, les mouvements de Karaté prennent leur sens si l’on considère qu’ils sont mimétiques d’un mouvement effectué avec une arme (un sabre le plus souvent). Cet « art de la main vide » (traduction de « Karaté ») est très marqué par l’histoire des arts martiaux japonais, toujours liés aux pratiques guerrières des samouraïs. De fait, de nombreux mouvements sont étudiés pour être effectués comme si l’on tenait un sabre, survivance d’anciennes pratiques ancestrales. Ce n’est absolument pas le cas du Taekwon-do, qui est un art à mains nues au plein sens du terme. Aucun mouvement de Taekwon-do n’est le mime d’un mouvement armé, et chaque mouvement est à lui seul sa justification.


Le Taekwon-do traditionnel et les sports

Il est difficile de comparer le Taekwon-do et les sports de façon générale, d'une part car le Taekwon-do n'est pas à proprement parler un « sport », et d'autre part car les sports sont tellement nombreux et variés, que beaucoup sont difficilement comparables. Mais si l'on devait faire une distinction permettant la comparaison, nous dirions qu'il faut distinguer le sport loisir, le sport compétition et le sport santé. On ne fait pas un footing trois fois par semaines pour les mêmes raisons si l'on court pour son plaisir ou si l'on prépare le marathon de Paris. Tout dépend donc de l'objectif que l'on se fixe lorsque l'on entreprend une activité physique et sportive. Cela étant dit, il ne faut pas schématiser en simplifiant outrageusement : ces trois aspects de la pratique sportive ne s'excluent pas nécessairement, même si lorsque l'on commence la pratique d'un sport, l'un de ces trois buts domine souvent très largement.


Le sport loisir.

Le sport loisir est celui que l'on pratique pour s'occuper. Il s'agit là de se changer les idées en passant un bon moment, soit seul soit entre amis ou partenaires. Il ne faut confondre le sport loisir ni avec le sport amateur ni avec les loisirs peu physiques. On peut faire dix heures de rugby par semaine uniquement pour se changer les idées, se détendre et se retrouver entre amis. Ce n'est pas parce que c'est un loisir que c'est peu physique ! De même, on peut être un sportif professionnel qui aborde sa pratique sportive sous l'angle ludique, et ce malgré les dizaines d'heures passées à répéter un seul mouvement technique. De nombreux champions déclarent ainsi que lorsqu'ils ne s'amuseront plus, ils mettront un terme à leur carrière. Le sport loisir est une pratique proche de l'étymologie du mot, à savoir le jeu, le plaisir ludique . Il y a dans cette approche du sport une idée directrice qui est celle de l'amusement, de la distraction. Il s'agit de s'occuper le corps et l'esprit par l'activité physique gratuite (courir pour courir, et non pour aller quelque part) comme on s'occupe le corps et l'esprit par des activités intellectuelles telles la lecture ou le cinéma.


L
e sport compétition


Le sport compétition est celui que l'on pratique pour l'affrontement et pour la victoire. Même si, comme le dit l'expression, « l'essentiel est de participer », le milieu du sport de compétition ne retient que les vainqueurs. Le sportif de compétition se prépare donc à la compétition avec sérieux et application. Là encore il ne faut pas faire d'amalgame. Sport de compétition ne signifie par nécessairement sport professionnel , et de nombreux sportifs s'entraînant en vue d'une compétition ne gagnent rien d'autre qu'une chaleureuse poignée de main lorsqu'ils remportent une victoire. Il s'agit d'un état d'esprit, et non d'un classement par types de sports. Toujours est-il que le sport, lorsqu'il est envisagé à travers la compétition, ne se pratique pas de la même façon que lorsqu'il s'envisage sous l'angle ludique. On « pratique » un sport ludique, alors qu'on « s'entraîne » pour le sport de compétition. On se prépare à la compétition. La compétition devient le seul but de la pratique sportive. La compétition entraîne un esprit de victoire et de dépassement de l'autre avant le dépassement de soi. D'où un certain nombre de dérives, l'autre devant être écrasé et tous les moyens devenant bons pour remporter la victoire. L'ego l'emporte sur l'harmonie. Malheureusement, si le sport de haut niveau connaît ces dérives, le sport amateur n'en est pas exempt. Pression, surentraînement, dopage, irrespect, deviennent monnaie courante, et l'esprit même qui justifie la pratique sportive disparaît. La santé des sportifs est menacée (par le surentraînement ou par la prise de produits améliorant la performance) alors même que le sport doit permettre d'améliorer la santé.


Le sport santé

Le sport santé, c'est celui que l'on commence suite à un conseil médical ou à titre personnel suite à une prise de conscience. Les effets bénéfiques de l'activité sportive ne sont plus à démontrer, et aujourd'hui, nombreux sont ceux qui se lancent dans la pratique d'un sport pour ses vertus contre certains cancers, contre les maladies cardio-vasculaires, contre le stress et les dégénérescences cérébrales liées à l'âge (comme la maladie d'Elsheimer) ou encore contre le surpoids, souvent cause de problèmes musculaires, squelettiques, ligamentaires et tendineux. Les bénéfices d'une activité physique rationnelle régulière ne sont plus à prouver, quel que soit l'âge, quelle que soit la condition physique de départ.


Où se situe le Taekwon-do?

Pour être bref, le Taekwon-do n'est ni un sport loisir, ni un sport compétition, ni un sport santé. Pourtant, ces trois aspects sont présents dans la pratique du Taekwon-do, l'aspect santé étant même primordial. De plus, en tant que discipline ayant un versant physique fondamental, la pratique du Taekwon-do permet de retrouver les plaisirs que l'on trouve traditionnellement dans la pratique d'un sport loisir. Se retrouver entre amis, partager un moment de détente, se défouler sans penser aux soucis du quotidien sont des aspects très positifs du sport loisir que l'on retrouve également dans le Taekwon-do. Mais celui-ci va au-delà. Car si cet aspect de distraction est primordial dans la pratique du sport loisir, il est secondaire dans la pratique du Taekwon-do. Il est induit par elle, mais il n'en est pas la cause. En d'autres termes, si la distraction justifie le sport loisir, elle ne justifie pas le Taekwon-do. Elle est une cause, non un but.

Concernant maintenant le sport compétition, c'est sans aucun doute le type d'approche sportive le plus éloigné de la pratique martiale. Le sport de compétition place le sportif dans une dynamique de développement de son ego afin de le rendre plus fort que celui des autres, alors que la pratique martiale place le pratiquant dans une dynamique d'effacement de l'ego, souvent perçu comme un aspect négatif de la personnalité, source d'illusions. Le but d'un art martial est l'harmonisation du moi dans l'univers. Cette quête de l'harmonie ne peut donc naturellement pas passer par le développement d'un ego surdimensionné. en conflit avec le monde Il y a donc quelque chose de contradictoire avec l'esprit martial que de vouloir intégrer à la pratique d'un art martial la compétition. Cet aspect est pourtant présent , et ce dans la plupart des arts martiaux, qu'il s'agisse des Karatés, du Judo, ou bien, bien évidemment, du Taekwon-do. Et bien que cet aspect soit inévitablement source de dérives, il ne s'agit pas de rejeter en bloc la compétition, mais de l'intégrer à la pratique martiale en tentant d'en extraire les points les plus positifs. La confrontation des techniques a en effet cet intérêt de créer une dynamique d'amélioration, chacun voulant si ce n'est être meilleur que l'autre, tout du moins être meilleur que ce qu'il était avant la compétition. Il y a également des points positifs à rencontrer d'autres pratiquants qui ne travaillent pas de la même façon. La rencontre de l'autre, quelles que soient les circonstances, est une bonne chose, et cela seul justifierait de ne pas négliger la compétition. De plus, il y a aussi dans la compétition une confrontation au stress et à l'inconnu, à la peur (peur de mal faire, peur de l'autre, etc.), qui permet de s'habituer à des émotions qu'il appartient à chacun d'apprendre à contrôler. De fait, et même si le Taekwon-do n'est pas un « sport compétition » au sens strict, cet aspect est bien présent. Mais bien évidemment, la compétition n'est en aucun cas en ligne de mire de la pratique. De cette façon, les pratiquants ne sont pas constamment sous pression. La compétition est envisagée comme une parenthèse ludique dans une pratique régulière. La victoire est parfaitement secondaire, car lorsque l'on a rencontré d'autres personnes, partagé un bon dîner, affronté ses craintes, on est toujours vainqueur.

En ce qui concerne le sport santé, maintenant, c'est à n'en point douter le type de pratique sportive le plus proche de la pratique du Taekwon-do. En effet, même si ce dernier n'est pas une médecine, la bonne santé mentale et physique des pratiquants est un des buts premiers. La quête de l'Harmonie avec l'univers est aussi une quête de l'Harmonie de l'intérieur. Pour les médecines asiatiques, les maladies sont provoquées par une rupture des équilibres. Une dissonance, une disharmonie entre les différents organes et entre les organes et le cosmos. Rétablir l'équilibre, c'est rétablir la santé. De fait, rechercher l'Harmonie, c'est rechercher l'équilibre, et donc la santé. Une santé pleine et entière, un équilibre parfait entre le spirituel et le corporel. Le Taekwon-do est donc bien plus proche du sport santé que du sport loisir ou du sport compétition.
 
 
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